Securité

Attaques armées de l’école de la Police/ Autopsie d’un test aux auteurs inconnus

Attaques armées de l’école de la Police/ Autopsie d’un test aux auteurs inconnus

La parfaite planification des attaques armées survenues dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 juillet 2017, le choix des cibles stratégiques et le professionnalisme des assaillants conduisent à la piste d’un test dont les auteurs sont soit le régime d’Abidjan lui-même, soit des personnes tapies dans l’ombre qui n’hésiteront pas à récidiver à une échelle plus grande.  

D’emblée, toutes pistes de mutinerie doit être balayées du revers de la main car contrairement aux autres crépitements de fusils suivis de revendications, les auteurs de ceux-ci semblent en avoir cure. Au contraire, ils ont emporté tout l’armement du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO), une unité spéciale dont la base était à l’école nationale de police. Secundo, quel contingent de l’armée ivoirienne, aussi frustré soit-il peut entrer à l’école de police, s’attaquer au CCDO, le désarmer à deux reprises tel un déménagement et s’en tirer en toute impunité, haut les bras ? C’est à juste titre que les éléments de police trouvés sur les lieux ce matin, refusent, sous le couvert de l’anonymat, d’employer le terme ‘‘attaque’’. Soit ils savent d’où vient cette opération trop facile, soit dépassés par la stratégie de l’ennemi, ils sont habités par la honte.

Pis la réaction du chef des assaillants telle que livrée par une source policière suscite des interrogations. Ce dernier s’est énervé lorsque l’un de ses éléments a ouvert le feu sur un policier. « Pourquoi vous tirez sur eux ? Je vous ai bien dit qu’on mène tous le même combat », a-t-il indiqué selon notre source.

Par ailleurs, ces assaillants étaient vêtus des uniformes du CCDO et à bord des véhicules de cette unité d’élite. Ce qui leur a permis de neutraliser aisément leurs cibles. Il va sans dire que ces hommes sont des soldats très bien entraînés au combat, susceptibles de mener des attaques chronométrées savamment orchestrées sur plusieurs cibles.

De ce qui précède, deux conclusions. Soit les nouveaux patrons de la défense testent la capacité de réaction de l’armée ivoirienne. Une pseudo tentative de coup d’Etat qui l’autoriserait à renforcer sa puissance de feu et à jeter le discrédit sur tout adversaire politique. Soit c’est un test de personnes tapies dans l’ombre avec des hommes surentrainés et dotés de gros soutiens pour parvenir à leur fin. Cette dernière hypothèse suppose d’autres attaques grandeur nature. A preuve, l’avènement de la rébellion ivoirienne n’était point une émanation soudaine. Elle a éclaté suite à plusieurs séries d’attaques répétées sous le général Robert Guei avant d’exploser au grand jour sous Gbagbo.

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