Securité

Attaque Korhogo et Abobo / Voici la liste des soldats arrêtés et radiés des effectifs de l’armée

Attaque Korhogo et Abobo /  Voici la liste des soldats arrêtés et radiés des effectifs de l’armée

Dans la nuit du 14 au 15 juillet 2017, des soldats avaient exprimé des récriminations en se servant des armes, dans la ville de Korhogo et dans la commune d’Abobo. Faisant plusieurs morts et des blessés. Face à cette situation, le général Touré Sékou, chef d’Etat-major général des Forces Armées de Côte d’Ivoire (Faci), avait pris l’engagement de sanctionner les auteurs de tels agissement qui seraient purement et simplement radiés des effectifs et mis à la disposition de la justice.

 La hiérarchie militaire vient de mettre à exécution sa décision. Dans un communiqué de l’Etatmajor général des armées, le porte-parole de l’Etat-major, le Colonel Boubacar Sakho a rappelé que plusieurs militaires ont été interpellés et mis aux arrêts. Il a annoncé que les caporaux Fanny Amidou (matricule : 002094396), Konaté Yanoi (matricule : 002094547) et Traoré Abdoulaye (002094995) du 4ème bataillon d’infanterie de Korhogo ont été radiés, à compter du 15 juillet 2017 et mis à la disposition de la justice. A l’entendre, ces militaires qui viennent de tomber sous le coup des sanctions, ont voulu exprimer des récriminations en tirant en l'air. Ils ont, par ailleurs, perpétré des actes de violences sur des agents des Forces de défense et de sécurité en service et utilisé des armes, pour des récriminations. Notons que le bilan provisoire fait état de trois (03) morts, trois (03) blessés et six (06) interpellés sur l’ensemble des deux sites (Korhogo et N’dotré).

Les radiation sont-elles suivi la procédure?

Les caporaux Fanny Amidou (matricule : 002094396), Konaté Yanoi (matricule : 002094547) et Traoré Abdoulaye (002094995) du 4ème bataillon d’infanterie de Korhogo ont été radiés des effectifs de l’armée ivoirienne, sans passer par le tribunal militaire qui a compétence pour le faire. C’est après leur radiation au dire du porte-parole de l’Etat-major, le Colonel Boubacar Sakho, qu’ils seront remis au Tribunal militaire, pour jugement. Mettant ainsi la charrue avant les bœufs. Une procédure contraire au bon fonctionnement du Tribunal militaire, qui a pour tradition de juger tous suspects, avant de prendre des sanctions à leur encontre. Une source proche du Tribunal militaire, indique que cette cour n’a pas encore été saisie dans le cadre des attaques perpétrées à Korhogo et N’dotré, dans la nuit du 14 au 15 juillet 2020. «Tout meurtrier doit dans un premier temps, être déféré devant le parquet du commissaire du gouvernement. Le Tribunal Militaire d’Abidjan, siégeant en son audience criminelle, doit établir la culpabilité de meurtrier, avant de le condamner. Ce qui n’est pas encore le cas des caporaux Fanny Amidou, Konaté Yanoi et Traoré Abdoulaye», a expliqué notre source. L’inquiétude commence à gagner les parents et amis de Fanny Amidou, Konaté Yanoi et Traoré Abdoulaye qui n’ont pas encore été mis à la disposition du Tribunal militaire. Cette façon de procéder embarrasse et met le Tribunal militaire devant le fait accompli. Aussi, la célérité avec laquelle cette enquête a été diligentée suscite des inquiétudes dans l’opinion publique, quant à la transparence de la procédure. S’il est utile de sanctionner, il est s’avère nécessaire que la formation au droit et la sensibilisation au respect des droits humains, intègrent le cursus des soldats ivoiriens issus des rangs des Forces nouvelles. Une formation continue de mise à niveau des soldats sur le Droit, et le Droit Militaire en général, et le Droit Humanitaire en particulier, s’impose. Dosso Villard Attaque du 4e bataillon d’infanterie de Korhogo et du poste de contrôle de N’dotré V

 

                                                       LG info

Commentaires