Securité

Appels au calme après les élections au Zimbabwe

Appels au calme après les élections au Zimbabwe

L'action du gouvernement pour faire face aux protestations de l'opposition au Zimbabwe a suscité des appels au calme au plan international.

Le gouvernement Zimbabwéen a déployé l'armée et la police dans les rues de Harare après les élections.

Au moins trois morts et plusieurs blessés ont été signalés lors des heurts entre forces de l'ordre et manifestants.

L'ONU et le Royaume-Uni ont tous deux exprimé leur préoccupation au sujet de ces violences qui faisaient suite à la publication des premières tendances après le vote de lundi.

Les résultats pour les élections législatives ont donné une large victoire au parti au pouvoir, la Zanu-PF lors des premières élections post-Mugabe.

Mais l'opposition estime que la Zanu-PF a truqué les élections. Le résultat du vote pour la présidentiel n'est pas encore connu.

L'alliance de l'opposition MDC insiste sur le fait que son candidat, Nelson Chamisa, a battu le président sortant Emmerson Mnangagwa.

Le Zanu-PF tient les rênes du pouvoir au Zimbabwe depuis que le pays a accédé à son indépendance il y a 38 ans. Le parti nie tout tripatouillage des élections et appelle au calme dans l'attente des résultats de l'élection présidentielle.

Le président Mnangagwa a déclaré que le gouvernement était en pourparlers avec M. Chamisa pour mettre fin aux violences et "nous devons maintenir ce dialogue afin de protéger la paix qui nous est chère".

Dans une série de tweets, il a réclamé une enquête indépendante pour s'assurer que ceux qui étaient derrière les violences de mercredi seront traduits en justice.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté les hommes politiques du Zimbabwe à faire preuve de retenue, tandis que la ministre britannique des Affaires étrangères, Harriett Baldwin, s'est dite "profondément préoccupée" par toute cette agitation.

L'ambassade américaine à Harare a exhorté l'armée à "faire preuve de retenue" sur Twitter, affirmant que le pays a une "opportunité historique" pour un avenir meilleur.

Le secrétaire général par intérim d'Amnesty International, Colm O Cuanachain, a déclaré dans un communiqué de presse que la "militarisation" des élections avait "muselé la liberté d'expression, d'association et de réunion".

"Les gens doivent avoir le droit de protester", a-t-il déclaré.

Aucune violence n'a été signalée jeudi. Un camion rempli de policiers armés et de soldats circulait dans la ville en criant: "comportez-vous bien, peuple du Zimbabwe".

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