Santé

Plus de mille femmes meurent chaque année du cancer du col de l'utérus au Burundi

Plus de mille femmes meurent chaque année du cancer du col de l'utérus au Burundi

Un total de 1.080 femmes meurent chaque année du cancer du col de l'utérus au Burundi, a révélé jeudi dans un point de presse Zacharie Ndayizeye, professeur à la faculté de médecine de l'Université du Burundi(UB).

 

 

Etant le cancer le plus mortel pour les Burundaises, cette maladie entraîne environ 1.400 nouveaux cas par an et causent près de 1.080 décès dans le pays, selon M. Ndayizeye.

Le cancer du col de l'utérus est dû à plusieurs facteurs, au premier rang desquels les facteurs comportementaux, a expliqué M. Ndayizeye, citant notamment l'occurrence la précocité des rapports sexuels, les partenaires sexuels multiples et le tabagisme.

"A y regarder de près, dans la lutte contre cette maladie due à un virus, le Burundi fait face à beaucoup de défis et il s'avère urgent d'y trouver des réponses appropriées", a-t-il estimé.

Sur ce, il a recommandé la mise en place d'un programme national de dépistage de lésions pré-cancéreuses avant que la maladie ne soit au stade de cancer.

"En effet, ces lésions pré-cancéreuses sont traitables, car la femme qui en est atteinte et qui est traitée ne va développer le cancer du col de l'utérus. Toutefois, un des grands défis majeurs, c'est que dans les structures sanitaires du Burundi, il n'y a pas encore un programme de dépistage des lésions pré-cancéreuses", a-t-il souligné.

Pour M. Ndayizeye, l'autre défi burundais en la matière est le manque de personnel médical formé pour dépister et traiter ces lésions pré-cancéreuses.

Le manque de moyens optimaux pour la prise en charge des personnes déjà atteintes de ce cancer, tels que les outils thérapeutiques importants comme la radiothérapie et la chimiothérapie, constitue aussi un défi de taille, a-t-il dit.

Face à ces défis, M. Ndayizeye a appelé les autorités burundaises à mobiliser les moyens nécessaires pour former son personnel au niveau des centres de santé et des hôpitaux, la mise en place d'un programme de dépistage du cancer du col de l'utérus au niveau des structures de soins, ainsi que la mobilisation des financements nécessaires pour "rendre disponible tout le plateau technique".

Selon l'Organisation mondiale de la santé, le cancer du col de l'utérus est le deuxième cancer le plus courant chez la femme. En 2012, quelque 270.000 femmes sont décédées de cette maladie et plus de 85% des décès ont eu lieu dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

 

 

Commentaires