Santé

Le projet Gavi de lutte contre la rage : un atout pour éradiquer la rage en Côte d’Ivoire (Coordonnateur national)

Le projet Gavi de lutte contre la rage : un atout pour éradiquer la rage en Côte d’Ivoire (Coordonnateur national)

Faisant le bilan du projet pilote GAVI de lutte contre la rage dans la région de San Pedro, lancé en avril 2016, le Coordonnateur national dudit projet, Dr Kallo Vessaly, a indiqué, jeudi, qu’au terme des études et actions menées, ce projet a permis d’avoir des données fiables pouvant servir de bases pour l’éradication de cette maladie, non seulement dans cette région, mais également dans l’ensemble du pays.

 

 

« A partir des évidences, des données scientifiques obtenues grâce à ce projet, d’ici quelques mois, la Côte d’Ivoire va avoir sa stratégie nationale de lutte contre la rage, et à partir de cette stratégie, on pourra alors dérouler des actions », a déclaré Dr Kallo Vessaly.

Financé par la fondation GAVI (Global alliance for vaccines and immunization) et exécuté par le Centre suisse de recherche scientifique (CSRS), ce projet a permis en deux ans de déterminer, dans les deux régions choisies (San Pedro et Bouaké), le nombre de chiens, le nombre de personnes mordues ou griffées par des chiens, le nombre réel des personnes susceptibles d’être prises en charge. Le projet a été mené avec l’appui de l’INHP, la Direction régionale des ressources animales et la préfecture de région.

Selon le Coordonnateur national, ce projet a permis de mener, dans la région de San Pedro, une enquête auprès de 4002 ménages, dans le milieu rural et le milieu urbain.  Cette étude a permis d’évaluer à 28 000, le nombre de chiens dans les ménages de la région, avec un faible niveau de couverture vaccinale de ces animaux, à savoir 12%, alors qu’il faut 70% de couverture vaccinale pour éradiquer la rage.

L’enquête révèle que le taux de couverture vaccinale des chiens dans la région est de 30% dans le milieu urbain et 5% en milieu rural, alors que sur les 28 000 chiens, 70% sont en milieu rural. Concernant le taux de morsure, 45% des victimes sont des enfants de moins de 15 ans, dont 80% de garçons. Des actions spécifiques sont annoncées pour vacciner les chiens et sensibiliser davantage les populations, avec l’appui du Comité local de lutte contre la rage, dirigé par Dr Touré Pell-Minhiaud, félicité pour les actions déjà menées.

Une fillette est morte de rage en janvier après avoir été mordue, un mois plus tôt, par un chien, dans le village de Boignykro, dans la sous-préfecture de Gabiadji. Un an auparavant, un homme est également mort de rage dans la même sous-préfecture du département San Pedro.

 

 

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