Portrait

Dez Parker : Il a vécu pour le son et la mélodie

Dez Parker : Il a vécu pour le  son et la mélodie

Dez Parker s’en est allé le mercredi 5 avril 2017. Cet inconditionnel de la musique reggae a surfé durant toute sa vie sur le son et la mélodie.

Très tôt en contact avec la musique rendue célèbre par Bob Marley, Désiré Aloka, qui deviendra plus tard Dez Parker, est vite séduit par le reggae.

Son frère aîné laissait échapper les sonorités reggae de la platine que possédait la famille. Au grand plaisir du petit Désiré.

Quand il atterrit au lycée de Divo, le jeune homme rencontre des adolescents qui partagent avec lui l’amour du reggae. A l’aide d’un magnétophone, ce groupe d’amis se faisait plaisir en écoutant Alpha Blondy, Black Uhuru et Bob Marley.

Titulaire du baccalauréat, Dez Parker s’envole pour l’Angleterre. Il élit domicile dans un quartier de Noirs. Le jeune immigré logeait à quelques pas d’un magasin de disques dénommé Body Music.

Désiré Aloka s’adonne à de petits boulots et parvient ainsi à s’acheter des disques de reggae. Se définissant comme un « musicien non pratiquant », ce passionné de reggae n’a jamais voulu embrasser une carrière musicale.

Avec la création du Parker Place, un établissement dédié au reggae, Dez devient très vite une référence dans le milieu.

« Il y avait un club de reggae en Angleterre qu’on appelait Subterrania. J’y allais tous les mercredis. C’était à West London (dans l’Ouest de l’Angleterre). Quand je venais à Abidjan en vacances, je partais au Café des Arts et au Kingston (des espaces reggae, Ndlr). Je me suis dit qu’il fallait en Côte d’Ivoire un club fermé et non ouvert à cause de la saison des pluies. Ça devait être un club avec un minimum de standard (accueil, toilettes, sonorisation…) », nous avait-il confié lors d’une interview le 2 octobre 2015. Voici donc comment est né le Parker Place.​

Dez Parker s’était engagé dans la promotion du reggae. Il a réussi le pari de faire venir à Abidjan des sommités comme Luciano, Michael Rose, Bushman et bien d’autres.

La mort de ce grand homme est une grosse perte pour la culture ivoirienne.

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