Politique

Tentative de putsch au Burkina en 2015: audition du capitaine Dao

Tentative de putsch au Burkina en 2015: audition du capitaine Dao

Au Burkina Faso, le procès de la tentative de coup d'Etat de septembre 2015 se poursuit. Alors que le pays se préparait pour des élections après la chute de l'ex-président Blaise Compaoré, suite à une insurrection populaire un an plus tôt, un groupe de soldats issus du régiment de sécurité présidentielle arrête et séquestre le président et le Premier ministre de la transition. Le général Gilbert Diendéré, ancien chef d'état-major particulier de Blaise Compaoré, prend la tête du pays. Mais le coup d'Etat échoue et les présumés responsables sont depuis maintenant 3 mois attendus par un tribunal militaire. Depuis lundi dernier, c'est le capitaine Abdoulaye Dao, ex-chef de la sécurité rapprochée de Blaise Compaoré, qui est face au tribunal.

Même si ce sont les soldats issus du groupement des unités spéciales, dont il était le commandant, qui ont arrêté les autorités de la transition, le capitaine Abdoulaye Dao nie toute implication dans l'opération.

Après plusieurs réunions de médiation pour la libération des autorités, le chef de corps du régiment l'informe qu'il y a un communiqué à publier. « Le général Diendéré a dit que c'était une déclaration de toute la hiérarchie militaire », précise-t-il devant le tribunal. « Avez-vous lu le contenu du communiqué ? », demande le procureur militaire. « Non, je n'ai pas lu le document. J'étais juste chargé de le transmettre », souligne le capitaine.

Citant certains témoins, le procureur affirme que le capitaine Dao aurait participé à la correction du communiqué. « Je n'ai corrigé aucun discours du général Diendéré », rejette l'ex-chef de la sécurité de Blaise Compaoré. Il affirme que c'est à la diffusion d'un deuxième communiqué qu'il s'est aperçu qu'il s'agissait d'un coup d'Etat.

« J’étais surpris qu'on désigne le général Gilbert Diendéré à la tête du CND, car, poursuit-il, rien ne présageait que c'était un coup d'Etat. »

Des affirmations remises en cause par le parquet militaire, qui estime que le capitaine Abdoulaye Dao aurait soutenu le coup d'Etat.

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