Politique

Simone Gbagbo: "Il faut absolument que le conflit qui a été créé en Côte d’Ivoire soit réglé"

Simone Gbagbo:

L’ancienne Première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, sortie de prison sept ans après la chute de son époux, Laurent, à l’issue de la crise postélectorale de 2010 avec son lot de morts, de prisonniers, de blessés et d’exilés a estimé qu’"il faut absolument que le conflit qui a été créé en Côte d’Ivoire soit réglé", au sortir d’un culte à Abidjan, dans un entretien au quotidien pro-gouvernemental Fraternité Matin de ce lundi 29 octobre 2018.

"Nous vivons dans une société organisée. Nous ne devons pas être des communautés juxtaposées. Les unes à côté des autres. Nous devons être une société qui se brasse, qui s’interpénètre, et pour cela, il faut absolument que le conflit qui a été créé en Côte d’Ivoire soit réglée", a-t-elle fait savoir, admettant que: "La solution pour régler ce conflit et de retrouver la paix dans ce pays, c’est qu’on accepte de pardonner".

De décembre 2010 à avril 2011, la Côte d’Ivoire a connu une crise postélectorale qui a fait officiellement 3 000 morts.

A l’issue de ce "conflit", le président sortant Laurent Gbagbo a été conduit à la Cour pénale internationale (CPI) en novembre 2011. Son procès qui se poursuit à ce jour à La Haye, s’est ouvert en janvier 2014.

Son adversaire du second tour, Alassane Ouattara, a lui prêté serment en mai 2011. Candidat en 2015, il a été porté à la tête de l’exécutif ivoirien pour un deuxième mandat.

"Je suis sincère dans cette campagne que je fais. Je le dis parce qu’il n y a pas d’autre voie que de pardonner, que de régler le problème entre frères. Le pardon est la seule solution valable pour le pays".

Simone Gbagbo ainsi que 800 autres proches de Laurent Gbagbo "en lien avec la crise postélectorale" ont été sortis de prison par une ordonnance prise par M. Ouattara à la veille du 58è anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, en août dernier.

Poursuivant, l’ancienne députée d’Abobo a indiqué: "Le message que je porte est destiné à tous les Ivoiriens. J’en parle dans les églises mais j’en parle aussi dans mon parti. J’en parle à toutes ces personnes qui sont venues de partout dans le pays pour me saluer et me dire yako. Tout le pays est venu. Toutes les ethnies sont venues. Je leur adresse le même message. Si j’ai l’opportunité d’en parler à l’extérieur du pays, je le ferai également c’est un message dans lequel je souhaite interpeller la nation toute entière".

Et celle qui est devenue médiatrice de l’Union africaine pour la paix de conclure: "Je n’ai jamais été une personne belliqueuse malgré toute la campagne faite contre moi et qui visait à me salir. Je suis une personne qui dit ce qu’elle pense. Je suis une personne qui peut être très sévère dans ses propos quand elle estime cela nécessaire. Mais je ne suis pas belliqueuse".

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