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Sam l'Africain : « Si je suis libanais c’est que Alassane est Burkinabé »

Sam l'Africain : « Si je suis libanais c’est que Alassane est Burkinabé »

Depuis ce vendredi, Jichi Mohamed alias Sam l’africain, président de la Nouvelle Alliance de la Côte d’Ivoire pour la Patrie (Nacip) est à la MACA. Selon son avocat, Me Modeste Abie cité par l’Agence France Presse, Sam l’Africain a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour avoir tenu des "propos xénophobes". Lors d’un meeting à Yopougon la semaine dernière, le président de parti faisait notamment référence à la nationalité d’Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire. Voici ses propos fidèlement retranscrits.

 

 

« Si je suis libanais c’est que Alassane est Burkinabé. Là on est clair dessus. Parce que Alassane et moi, on a même statut, il est Ivoirien je suis Ivoirien, il a un papier ivoirien moi j’ai un papier ivoirien. Si vous voulez je sors ma carte d’identité, je vous montre je suis Ivoirien. Lui au moins sa femme n’est pas Ivoirienne, moi au moins ma femme est Ivoirienne. Voilà. Si toute à l’heure quand il y a eu mutinerie, la première personne qui a fui la Côte d’Ivoire, c’est sa femme. Le jour il n’y avait pas avion, elle est passée par le Ghana et puis elle est partie. Ça veut dire si demain, s’il y a bruits, elle va nous laisser pour partir. Mais moi ma femme va aller où, on va pourrir ensemble ici. Mais ce n’est pas là le problème, le problème est comment faire pour qu’on se lève comme un seul homme pour dire non à monsieur Alassane Ouattara. De la façon il a géré la Côte d’Ivoire. Il dit qu’il est économiste, qu’il a doctorat en économie et il est professeur en économie. Mais Gbagbo n’était pas un économiste, il était seulement un professeur d’histoire, mais Gbagbo a géré la Côte d’Ivoire. Il est venu trouver que la Côte d’Ivoire était endettée à plus de 6 mille milliards. Il a remboursé. Il a refusé de prendre crédit avec le Fmi, il a refusé de prendre crédit avec la Banque mondiale. C’est avec notre propre richesse qu’il a commencé à construire la Côte d’Ivoire, c’est avec notre propre richesse qu’il a payé les fonctionnaires de la rébellion. Avec tout ça nous n’étions pas endettés. Mais aujourd’hui, yako à vous, yako pour moi, yako pour la Côte d’Ivoire. Parce qu’il n’y a pas 5 francs dans la caisse. Je ne sais pas si vous êtes au courant actuellement, il est parti en France. Il a été appelé d’urgence parce que tout est fermé. Parce que lui-même dit que c’est la France qui l’a mis là. Il a demandé l’argent. Les français disent qu’ils ne donnent pas l’argent pour payer les mutins, parce qu’il n’y a pas eu un accord entre le gouvernement et les mutins. C’est lui-même à titre personnel comme il a des milliards, il va faire venir pour les mutins. Il ne va pas toucher l’argent de la caisse. Ça fait deux mois, il ne paye pas les mutins. Ça parle un peu un peu, on attend hum hum. Nous attendons. Ils n’ont qu’à sortir encore. C’est ce que nous voulons. Imaginez-vous que le président Houphouët Boigny a gardé 475 milliards pour nos parents planteurs. Mais ils sont allés toucher là-bas, c’est vide. Tu vas dans la caisse du ministère de la santé y a rien, au ministère de la défense y a rien, chez les policiers y a rien. Y a plus d’argent dans les caisses de l’État c’est parti où ? Vous voyez, un ministre, il y a 5 voitures qui le suivent. Ils ont combien de maisons ? Ils sont en train de construire partout. Ils créent des sociétés partout. Ils ont pillé le pays d’une manière insolente. Le pays a été pillé, y a plus 5 francs. Regarde le problème d’agro- business. Qu’est-ce que tu as avoir dedans. Des gens que vous ne pouvez pas arranger, ils ont trouvé leur façon d’aller déposer leur argent. Jusqu’aujourd’hui il n y a pas quelqu’un qui est allé déposer plainte, vous partez bloquer leurs comptes, vous enlevez l’argent qui était là-bas, vous mettez le type en prison et puis vous dites que c’est l’arnaque. Mais c’est vous qui faites arnaque en Côte d’Ivoire ici, c’est vous c’est le gouvernement qui est là qui fait l’arnaque. Ce gouvernement doit partir, elle, va partir c’est pour cela qu’on est en train de tourner dans tous les districts et on va aller partout pour vous donner le mot d’ordre. Si vous êtes d’accord pour vivre ce que vous vivez hum, si vous n’est pas d’accord, le pouvoir appartient au peuple, le pouvoir n’appartient pas aux fusils. Si vous savez que ces gens-là vous ont volé ils doivent rendre compte. Chaque ministre depuis qu’ils sont au pouvoir doit rendre compte de ce qu’ils ont fait avec l’argent de l’État, où est parti notre argent puis que n’y a plus rien. Même dans les hôpitaux quand vous allez là-bas, vous voyez comment les gens sont couchés à terre, y a plus rien. On ne peut pas gérer le pays dans le désordre et dans le mensonge. Ils ont leurs façons de mentir, de tromper ».

 

 

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