Politique

Sahara occidental : le mandat de la Minurso ramené à six mois

Sahara occidental : le mandat de la Minurso ramené à six mois

Après de multiples retouches, une nouvelle résolution concernant le conflit du Sahara devrait être soumise au vote du Conseil de sécurité d’ici lundi 30 avril, au plus tard. Le texte remanié prévoit un prolongement du mandat de la mission onusienne de six mois seulement et appelle à une reprise de négociation d’ici la fin de l’année.

Nouvelle version pour le projet de résolution onusienne concernant le Sahara, un texte qui devra être approuvé par le Conseil de sécurité, au plus tard, avant le 30 avril, date de la fin de mandat du Minurso. Cette mission de maintien de la paix – présente sur le terrain depuis l’accord de cessez-le-feu entre le Maroc et le Polisario en 1991, avec 400 personnes et 52 millions de dollars de budget annuel -, bénéficiait depuis 2007 d’un mandat renouvelé chaque année au mois d’avril.

Pousser à la négociation

Mais dans cette troisième mouture du texte soumis au Conseil de sécurité, le mandat de la Minurso n’est étendu que de six mois seulement. Un changement notable qui a sans doute pour objectif de pousser vers une reprise des négociations, interrompue depuis plusieurs années, avant la fin de l’année 2018.

Une échéance que s’est fixée d’ailleurs l’émissaire de l’ONU pour le Sahara, l’ex-président allemand Horst Koehler. Le texte révisé souligne d’ailleurs « l’importance d’un engagement renouvelé des parties à faire avancer le processus politique pour préparer un cinquième round de négociations. »

Pour rappel, la semaine dernière, déjà, une première mouture de ce projet de résolution avait été soumise au « groupe des amis du Sahara » par les diplomates américains, qui se sont chargés de le rédiger.

Les efforts diplomatiques du Maroc, soutenu par la France, avait incité à la reformulation de certains passages du texte initiale, afin d’y introduire une condamnation ferme du Polisario, dont les incursions à répétition dans la zone tampon avait poussé Rabat à hausser le ton vis-à-vis de la communauté internationale.

C’est ainsi qu’une deuxième version du projet de résolution, qui conforte la position marocaine, avait été présentée au Conseil de sécurité le 25 avril. Celle-ci n’a pu être adoptée suite au blocage de deux membres du Conseil, la Russie et l’Éthiopie. La représentante des États-Unis à l’ONU a repris son stylo pour apporter les retouches proposées, et aboutir finalement à cette dernière version qui devrait passer au vote ce vendredi.

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