Politique

Rhétorique de la lutte antiterroriste/ Nouvelle forme de l’impérialisme occidental

Rhétorique de la lutte antiterroriste/ Nouvelle forme de l’impérialisme occidental

La conquête coloniale réalisée, les valeurs culturelles occidentales adoptées, les pistes des villages africains maitrisées par l’armée française d’occupation depuis le 19ème siècle, la lutte contre le terrorisme se présente comme le prétexte de la domination des pays africains en lieu et place des désuètes missions d’exploration.

Les ballets des présidents Alassane Ouattara et Macky Sall chez le jeune Macron ont un goût de déjà-vu. Celui des sous-préfets de territoires d’outre-mer ou de présidents africains se précipitant à l’Elysée sur convocation. Si certains avaient récusé la Françafrique, ses méthodes n’ont point changé d’un iota. La main tendue, les chefs des Etats dits souverains d’Afrique quémandent des infrastructures dans leurs pays. Métro d’Abidjan pour Ouattara avec budget de 1 milliards d’Euro, train express régional de Dakar pour Macky Sall.

En retour, Abidjan et Dakar doivent servir de postes de défense avancés contre le terrorisme avec tout le risque inhérent à ce combat. A ce prix, ils jouiront des faveurs de la France pour leurs bons offices, c’est à dire, la protection de l’armée française. Par ailleurs, la Métropole pourrait fermer les yeux sur leurs abus des Droits de l’homme, les tripatouillages des Constitutions pour s’éterniser au pouvoir sous le prisme de la réalpolitique.

Ainsi, le triptyque Maroc, Côte d’Ivoire, Sénégal constitue le système à géométrie triangulaire de la France en Afrique Magrébine et Subsaharienne. La rhétorique de la lutte contre le terrorisme ne vise rien d’autre qu’à maintenir les Etats africains dans les fers de l’impérialisme de sorte à jouir tout seul des richesses du continent.

Et cette domination occidentale a de beaux jours devant elle tant qu’il existera des chefs d’Etats africains prêts à servir la Françafrique au détriment de leurs compatriotes.

 

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