Politique

Révocation de Bendjo: « c'est bien, sauf qu'il faut le faire dans les règles de l'art », (Mamadou Koulibaly)

Révocation de Bendjo: « c'est bien, sauf qu'il faut le faire dans les règles de l'art », (Mamadou Koulibaly)

L'opposant ivoirien, Mamadou Koulibaly, candidat déclaré à la présidentielle ivoirienne de 2020, a estimé jeudi que la révocation du maire de la commune du Plateau , le quartier administratif d'Abidjan, Noël Akossi Bendjo mercredi au terme d'jn Conseil des ministres, « est bien, mais, il faut le faire dans les règles de l'art ».

M. Koulibaly s'exprimait dans un enregistrement vidéo diffusé sur la toile dénommé « Jeudi, c'est Koulibaly », une émission qu'il anime tous les jeudis sur les réseaux sociaux pour commenter une question de l'actualité ivoirienne. 

« Le président de la République nous disait dans un discours  que si on a des problèmes avec les communes, c'est aux populations de les sanctionner. J'avais rétorqué en lui disant que la loi lui donnait aussi le pouvoir de les sanctionner. Donc ce qui vient d'arriver est bien, sauf qu'il faut le faire dans les règles de l'art » , a-t-il expliqué.

Dénonçant une célérité dans la prise de cette sanction de l'exécutif ivoirien à l'encontre de M. Bendjo, M. Koulibaly a soulevé plusieurs interrogations liées à cet audit des communes du district d'Abidjan du 20 au 27 juillet dernier, soit en huit jours. 

« Est-ce que le gouvernement peut mettre à notre disposition les termes de référence de cet audit ? Y a t-il eu un appel d'offre pour passer le marché avec les auditeurs ou quel est le service de l'État qui a fait l'audit ? Où est le rapport final de l'audit? Les mairies auditées ont-elles reçu les rapports d'audit et fait leurs commentaires avant que les sanctions ne tombent?», s'est notamment interrogé l'ancien chef du parlement ivoirien estimant que « c'est extraordinaire ». 

Dans la même veine, M. Koulibaly a regretté « un hyper-présidentialisme»  du régime  ivoirien expliquant que « c'est pourquoi je m'étais battu contre cette constitution ». 

De son avis, « c'est cet hyper-présidentialisme qui fait que des populations vont élire des maires et c'est un ministre qui n'a aucun mandat des populations qui le sanctionne et peut le chasser».

 Pour lui, il faut passer au régime parlementaire, car selon lui, « le présidentialisme fort corrompt toutes les institutions ».

 Mercredi, au terme d'un Conseil des ministres, le gouvernement ivoirien a annoncé la révocation de M. Bendjo pour « grave déviation dans la gestion publique, faux en écritures publiques ».

 Cette révocation du maire Akossi Bendjo, cadre du parti démocratique de Côte d'Ivoire ( PDCI, allié du pouvoir) de Henri Konan Bédié,  intervient dans un contexte  agité entre celui-ci et le parti présidentiel sur le parti unifié des Houphouëtistes.

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