Politique

Reprise du procès de Simone Gbagbo, ce lundi. Ce qui va se passer aujourd'hui

Reprise du procès de Simone Gbagbo, ce lundi. Ce qui va se passer aujourd'hui

Le procès de l’ancienne première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, accusée d' »atteinte à la sûreté de l’Etat » reprend lundi devant la justice ivoirienne, un défi pour la justice de Côte d’Ivoire à moins d’un an de la présidentielle.

Après la confirmation de l’identité de l’ex-Première dame et l’ouverture solennelle de la première session des assises, on peut dire que ce lundi marque le début des débats sur le fond. Le procès à proprement parler de Simone Gbagbo, et 82 autres proches de l’ancien régime commence aujourd'hui. 

Elle est également réclamée par la CPI, qui l’accuse de « crimes contre l’humanité » commis durant la crise électorale, à l’instar de son mari, emprisonné depuis trois ans et en attente de jugement. Mais Abidjan refuse le transfèrement de Simone Gbagbo à la CPI, arguant qu’il affecterait le processus de réconciliation nationale et que sa justice est désormais en
mesure d’organiser un procès équitable.

L’ouverture du procès vendredi a marqué la première apparition publique depuis trois ans de celle qu’on surnommait, du temps de son pouvoir, « la Dame de fer » ivoirienne.

« Tout le pays attend qu’on puisse tourner la page et solder les comptes de la grave crise de 2011 (…) pour aller à la réconciliation. Si ce procès peut y contribuer, tant mieux », a déclaré l’un des co-accusés, Michel Gbagbo, fils de Laurent Gbagbo, en liberté provisoire.

L’ex-première dame, 65 ans, qui a connu les sommets puis la chute avec son mari l’ex-président Laurent Gbagbo -détenu par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye- est jugée depuis vendredi aux côtés de 82 dignitaires de l’ancien régime. En cause, son rôle lors des violences meurtrières de la crise postélectorale de 2010-2011, qui fit 3.000 morts et s’acheva par l’arrestation du couple présidentiel. 

Elle était autant respectée pour son militantisme que crainte pour son rôle de présidente » à poigne, souvent accusée d’être liée à des « escadrons de la mort » contre les partisans d’Alassane Ouattara, l’actuel président ivoirien qui accéda au pouvoir à l’issue de la crise en 2011, et qu’elle a toujours honni.


(Avec AFP) 

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