Politique

Réduction des dépenses publiques/ Gnangbo Kacou : « Ouattara a encore choisi la mort des Ivoiriens que de s’attaquer à la corruption »

Réduction des dépenses publiques/ Gnangbo Kacou : « Ouattara a encore choisi la mort des Ivoiriens que de s’attaquer à la corruption »

Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, lundi 22 mai 2017, Gnangbo Kacou, ex-député d’Adiaké, Assinie et Etuéboué fustige l’augmentation du train de vie de l’Etat à hauteur de 74,4 milliards Frs Cfa contrairement à la réduction des dépenses publiques de 53,8 milliards Frs Cfa.

« La suppression des constructions de centres santé va sans aucun doute augmenter la mortalité dans les couches de la population les plus vulnérables. Faute de centre de centres de santé de proximité, c’est une femme enceinte qui n’aura pas les soins à temps qui va perdre son enfant et sa vie. C’est un accidenté qui va mourir pour faute de soins. De nombreuses personnes ne pouvant pas faire face au prix du transport et des frais de santé, vont mourir car souvent le centre de santé le plus proche se trouve à plus de 60 km. La suppression des écoles accentue l’obscurantisme, retarde l’ouverture sur le monde et favorise l’inégalité sur le marché de travail. », telles sont les conséquences, à en croire Gnangbo Kacou, de la réduction des dépenses publiques par le Président Ouattara.

Ce qu’on cache aux Ivoiriens

Ce que regrette le fiscaliste, c’est l’augmentation de 74,4 milliards Frs Cfa pour les dépenses ordinaires, soit 2691 milliards de Frs Cfa en lieu et place des 2616,6 milliards de Frs Cfa prévus. Pour mieux éclairer les lanternes des Ivoiriens, l’ex-membre de la Commission des affaires économiques et financières à l’Assemblée nationale révèle le contenu des  dépenses de l’Etat (dépenses ordinaires) qui ont connus une hausse de 74,4 milliards Frs Cfa. « Les dépenses ordinaires se composent de quatre rubriques qui sont : Dépenses d’abonnement 90,5 milliards Frs Cfa ; Autres Dépenses de 639 milliards Frs Cfa; Dépenses de personnel de 1508,1 milliards Frs Cfa; Transferts et subventions 378 milliards Frs Cfa. Si le gouvernement parle d’engagement pris vis-à-vis des revendications sociales, il aurait été compréhensif pour tous qu’il dise que les dépenses de personnel ont subi une augmentation de 74,4 milliards pour se porter à 1582,5 milliards Frs Cfa. », exige-t-il.

Des Solutions à Ado Solution

 
Et Gnangbo Kacou de proposer des solutions à celui qui se fait appeler ‘‘Ado solution’’. « On trouve dans la rubrique Autres Dépenses les frais généraux de l’Etat soit 639,8 milliards Frs Cfa constitués des dépenses d’essence, des billets d’avion voyage et séjour, des galas, des fournitures et des dépenses autres qu’abonnement. Les 2/3 des 639,98 milliards FCFA sont des dépenses somptuaires, des fausses factures et de gâchis de fonds publics. Le Président aurait pu puiser 53,8 milliards FFCA de ce poste sans que le fonctionnement de l’état ne soit affecté et économiser la vie humaine beaucoup plus sacrée. », recommande-t-il. La seconde solution que propose Gnangbo Kacou à Ouattara est de rattraper les 1000 milliards Frs Cfa, dit-il, que l’Etat de Côte d’Ivoire, perd chaque année en raison de la corruption exogène. Les secteurs les plus touchés, revèlet-il, sont le port d’Abidjan, la douane aux frontières, le secteur Café cacao etc. « Le port à lui tout seul nous cause un manque à gagner de 400 milliards Frs Cfa de recettes par an. Seulement une pression de quatre mois sur le port d’Abidjan pourrait couvrir le manque à gagner. », ajoute-t-il. Aussi, Gnangbo Kacou demande au Président de la République de faire également des sacrifices à l’instar des Ivoiriens. « Quelle est la part de sacrifice du Président la république? Le budget de la Présidence est 96,3 milliards Frs Cfa dont les dépenses de Personnel sont de 15,9 milliards Frs Cfa et les Autres dépenses 63,9 milliards de Frs Cfa. Réduire le poste Autres dépenses de 20 milliards Frs Cfa pour financer partiellement la baisse des recettes ne troublera en rien le sommeil du Président. », préconise-t-il. Et de proposer l’industrialisation en lieu et place de la commercialisation des produits agricoles sous forme de matières premières.

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