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Récurrentes découvertes de caches d’armes/ Voici les raisons

Récurrentes découvertes de caches d’armes/ Voici les raisons

Depuis la découverte de caches d’armes au domicile du chef de protocole de Guillaume Soro, dans la nuit du 14 au 15 mai 2017, il ne se passe plus de jour en Côte d’Ivoire sans que des armes soient découvertes ou déterrées. La recrudescence de ces découvertes de caches d’armes à trois années de la présidentielle 2020 s’explique dans les lignes qui suivent.

Deux indices.

Le premier. Lors de la mutinerie du contingent des 8400 soldats de Bouaké, l’agence de presse britannique Reuters révèle que l’étau se resserrait autour des insurgés lorsque ces derniers ont reçu un coup de fil d’une personnalité dont ils taisent le nom. C’est cette dernière qui les invite à rallier le domicile du chef de protocole de Soro, Kamaraté Souleymane, alias Soul To Soul, aux fins de se procurer en armements. Les mutins craignent d’emblée un guet-apens. Mais ils sont excités lorsqu’ils découvrent des dizaines de caisses de fusils, de mitraillettes, de lance-grenades et de munitions. De quoi leur permettre de dissuader l’armée de Ouattara venue les mater.

Deuxième indice. Convoqué à la présidence de la République dans le cadre de la découverte de cache d’armes à son domicile, Kamaraté Souleymane dit Soul To Soul, révèle La Lettre du Continent, a rappelé au chef de l’Etat l’origine de ces armes. « Lors de son accession au pouvoir en 2011, le chef de l'Etat ivoirien avait tenu à délocaliser toutes les poudrières des casernes militaires du pays vers des sites connus d'un nombre restreint de collaborateurs de l'ancien patron des FN. », précise le confrère.

De ce qui précède, une déduction suffit pour comprendre que plusieurs sites répartis à travers le pays abritent des armes et que la guerre des clans au sommet de l’Etat explique la dénonciation du chef de protocole de Soro en vue d’écarter le président de l’Assemblée nationale de la course au fauteuil présidentiel.

A l’analyse, le silence radio des autorités ivoiriennes sur cette question est loin de rassurer les Ivoiriens qui ont droit à l’information. Le bon sens recommande que le régime d’Abidjan fasse preuve de transparence en révélant l’origine de ces 300 tonnes en plus de l'arsenal des ex-Forces Nouvelles, qui représentent environ 30% de l’arsenal total de la côte d’ivoire, selon les experts onusiens. D’autant que la Côte d’Ivoire était sous embargo d’armes. Les sommes pharaoniques utilisées par le Président Ouattara, reconnu par la France, L'ONU , l'UA et la CEDEAO, pour transformer la rébellion en Force Républicaine de Côte d’Ivoire (FRCI), les villes abritant ces caches d’armes, les dignitaires du Palais d’Abidjan imprégnés de leur existence… sont autant de sujets que le régime Ouattara doit expliquer aux contribuables ivoiriens.

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