Politique

Réconciliation: Ouassénan Koné demande aux Ivoiriens de ‘’tout faire pour éviter la guerre’’

Réconciliation: Ouassénan Koné demande aux Ivoiriens de ‘’tout faire pour éviter la guerre’’

Le  général Ouassénan Koné appelle les Ivoiriens à mettre tout en œuvre pour éviter une guerre. «Le prochain est mon frère».

 

Par conséquent, «il faut tout faire pour éviter la guerre», a-t-il exhorté le 28 mars 2018, au cours d’une conférence qu’il présidait à l’Université Charles Louis de ... Montesquieu (Uclm), à Abidjan-Cocody.

Pour lui, pour éviter toutes velléités de crise, il convient de mettre sous le boisseau «les ambitions» personnelles en privilégiant l‘intérêt national. De fait, explique-t-il, «tant que les ambitions dépasseront l’humanisme, la guerre sera toujours inévitable».

Au demeurant, homme politique et tacticien militaire, il a pointé du doigt «certains ingrédients qui se mettent en place et qui pourraient déboucher sur une guerre » en Côte d’Ivoire. Il a cité notamment «des mouvements» et troubles qui se multiplient du côté de l’ouest. Ainsi que des sauts d’humeur au sein des Forces armées de Côte d’Ivoire.

Si on n’y prend garde...

Au niveau économique, Ouassénan Koné a déploré le fait que des pans entiers de l’économie ivoirienne échappent aux Ivoiriens. Pour lui, cet état de fait pourrait être source de tension, «si on n’y prend garde». C’est pourquoi, il exhorte les Ivoiriens à retrousser les manches en travaillant davantage pour qu’ils puissent «bien se sentir chez eux».

Il a aussi tiré à boulet rouge sur le phénomène de la «fuite des cerveaux», en appelant les étudiants que l’Etat forme hors du pays, à faire un come-back pour contribuer à l’économie ivoirienne. Sur la question, il a cité Houphouët-Boigny, le premier Président ivoirien, qui avait indiqué qu’après son combat pour «l’indépendance politique», les Ivoiriens ont la lourde tâche de mener le combat  de l’indépendance économique.

« La République Centrafricaine au cœur de l’Afrique: quelle(s) lecture(s) et quelles perspectives». Tel était le thème de la conférence que présidait le général Ouassénan. Elle a été dite par Diong Mamadou, ancien chef du bureau du Minusca à Paoua, commune dans le Nord du pays. Cette conférence (la 6e du genre) se situe dans le cadre des «Grandes conférences royales» initiées depuis le 14 février 2018 par Pr Amoa Urbain, recteur de l’Uclm. 

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