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Recettes fiscales : Une évolution globale de 969,3 milliards Fcfa enregistrés en cinq ans

Recettes fiscales : Une évolution globale de 969,3 milliards Fcfa enregistrés en cinq ans

Le directeur général des impôts (Dgi) Ouattara Sié Abou a souligné que grâce aux efforts déployés par son équipe et les nouveaux dispositifs et procédures mises en œuvre, les recettes fiscales ont connu une évolution. Elles sont passées de 994,1 milliards Fcfa en 2012 à 1963,4 milliards Fcfa en 2017, soit une hausse de 969, 3 milliards Fcfa. C’était lors d’une rencontre d’échanges et d’informations organisée par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), ce mardi 24 avril, à Abidjan Plateau.  

 

Au cours de cette rencontre qui avait pour thème « l’élargissement de l’assiette fiscale », Ouattara Sié Abou a souhaité que toutes les entreprises  soient citoyennes et déclarent le juste impôt. Ce, afin de se soumettre toutes à la loi de la concurrence. Car, dit-il, la contribution des assujettis à l’impôt reste encore faible, ponctuée par la baisse des recettes de l’impôt synthétique qui s’est établit à 8 milliards Fcfa en 2017 contre 12 milliards en 2012.

Il a aussi relevé le faible rendement de l’impôt provenant du secteur informel qui est de l’ordre 8 milliards Fcfa annuellement. Ainsi, ce secteur qui constitue 57% du fichier de la Dgi, contribue à moins de 1% des ressources fiscale globale. Pour le directeur général de la Dgi, le secteur informel dont il est question n’est pas  celui auquel nombreux font allusion (cordonnier, coiffeur, cireur, gérant de cabine etc), mais il s’agit des entreprises de grandes tailles qui travaillent dans la clandestinité.

Face aux préoccupations du patronat, à savoir l’interrogation sur la création de nouvelles impositions, les secteurs d’activités qui échapperaient à l’imposition, environnement de contrôle hostile ces derniers jours, les plans de lutte contre la fraude etc,  Ouattara Sié Abou a dorénavant rappelé que l’objectif du gouvernement est d’atteindre un taux de pression fiscale de 20%. Cette ambition, dit-il, doit se faire avec une meilleure stratégie de mise en œuvre pour l’élargissement de l’assiette fiscale, notamment un aménagement du dispositif fiscal, le renforcement des missions d’investigation et de contrôle et une bonne mesure de gestion et d’organisation administrative. Pour l’élargissement de l’assiette fiscale, il indique aussi que la contribution du secteur privé reposera « sur la production de l’information fiscale fiable, relative aux activités et aux opérations des entreprises. Encourager les entreprises à dénoncer celles qui sont dans l’économie souterraine et collaborer dans la lutte contre la fraude ».

Pour le président de la Cgeci Jean Marie Ackah, le patronat va poursuivre les échanges d’idées d’informations avec la Dgi. « Nous nous félicitons de la collaboration qui existe entre la Dgi et la Cgeci et nous sommes dans un challenge gagnant-gagnant et pour les Impôts et pour les entreprises, même la Côte d’Ivoire. Parce que plus nous auront un système fiscale élargi, moins nous aurons à augmenter le niveau nominal des impôts et plus nous améliorerons la compétitivité de notre pays et attirerons d’autres investisseurs », a-t-il expliqué.

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