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RDC: le président Joseph Kabila reporte ses grands rendez-vous

RDC: le président Joseph Kabila reporte ses grands rendez-vous

C'est ce lundi soir qu'auraient dû arriver en République démocratique du Congo (RDC) le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki. Cette visite a été annulée à la dernière minute, le président Joseph Kabila ayant affirmé ne pas être en mesure de recevoir les deux hommes. Dans l'entourage du chef de l'Etat congolais, on affirme que le président est trop occupé pour dégager du temps pour ce type de visites. Cette rencontre devait être le point d'orgue d'une stratégie mise sur pied, depuis des mois, par la communauté internationale pour s'assurer que le président Kabila ne se représenterait pas.

C'est la troisième fois que l'on annonce une visite à venir, celle-ci étant la première pour laquelle une date était fixée, et ces trois rendez-vous ont donc capoté. Pourtant, du côté des Nations unies, on estimait que la présence de Moussa Faki, le président en exercice de la Commission de l'Union africaine, aux côtés d'Antonio Guterres, pourrait garantir un accès au chef de l'Etat congolais.

Cette « stratégie africaine » était mise en avant par les pays occidentaux, les pays de l'Union européenne ainsi que les Etats-Unis. « Nous, nous sommes devenus presque inaudibles au Congo, expliquait encore tout récemment un diplomate occidental. L'Union africaine, la région, ont la capacité nécessaire de pression. »

Absences répétées

Mais au final, les pays de la région – Angola en tête – qui espéraient une entrevue avec le président Kabila avant le sommet de l'Union africaine, ont dû renoncer et se contenter de la visite du chef de la diplomatie congolaise. Joseph Kabila n'est pas non plus venu à Nouakchott pour ce sommet.

A deux semaines de l'ouverture du dépôt des candidatures pour la présidentielle, cette série de refus ou de reports commence à inquiéter au moment où toute la stratégie internationale était axée sur le fait d'éviter un troisième mandat.

« Si Joseph Kabila pose sa candidature, ce sera l'échec d'une stratégie diplomatique vieille de dix ans et la fin non seulement du récent accord de la Saint-Sylvestre, mais surtout de l'accord de paix de Sun-City », s'inquiète un diplomate africain.

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