Politique

Présidentielle au Mali: le défi sécuritaire

Présidentielle au Mali: le défi sécuritaire

L'élection présidentielle du 29 juillet prochain se tiendra sous haute surveillance, surtout dans le centre et le nord du Mali, où règne l'insécurité et où l'état est parfois absent.

Des dizaines de milliers de forces de sécurités seront déployés et les forces étrangères prêteront également main forte à la sécurisation du vote.

Jusqu'à une date récente, beaucoup émettaient des doutes sur la tenue du scrutin à cause de l'insécurité. Maintenant, l'organisation de l'élection semble irréversible, même si les inquiétudes sont loin de se dissiper.

Du coté des autorités, il n'y pas de place au doute, un plan de sécurisation des élections a été élaboré. Polices, gardes et armées sont mis à contribution.

Les chiffres actualisés font état du déploiement de plus de 20 000 éléments.

Les groupes armés signataires de l'accord et la mission de l'ONU au Mali seront également engagées dans la sécurisation du rendez-vous.

Le chef de la MINUSMA Mahamat Saleh Annadif indique que sa mission a déjà commencé à jouer sa partition en proposant une assistance sécuritaire aux candidats qui comptent se rendre dans le nord et le centre pour y battre campagne.

Un pays divisé

Le président malien Ibrahim Boubacar Keita était à Kidal jeudi.

Il a été accueilli par des drapeaux de l'Azawad brandis par les populations sur place.

Un des membres de ces mouvements armés qui luttent pour l'indépendance a posté une photo du leader de la CMA Bilal Ag Cherif en compagnie du président IBK avec une légende revendiquant l'indépendance de l'Azawad.

A Mopti, dans le centre du Mali, des tensions interethniques opposant Dogon et Peuls ont causé la mort de près de centaines de personnes.

L'ONU a exprimé son inquiétude face aux violences qui ont fait, au moins 289 morts depuis le début de l'année 2018 selon l'organisation.

Le groupe chargé des droits de l'homme au sein de la mission des Nations Unies dans le pays, a répertorié au moins 99 incidents de violences intercommunautaires selon un communiqué du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU.

Au total, 66 incidents répertoriés se sont produits dans la région de Mopti et 49 ont eu lieu depuis début mai, précise le communiqué.

La présidentielle du 29 juillet prochain pourrait ne pas se tenir dans le centre et le nord du pays, selon des observateurs.

Mopti est aussi la base du groupe djihadiste Mouvement de Libération du Macina d'Ahmadou Kouffa.

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