Politique

Présidentielle 2020/ Soro ratisse large

Présidentielle 2020/ Soro ratisse large

En dépit de la cabale contre lui émanant de ses adversaires à la succession du Président Ouattara, Guillaume Soro maintient le cap et engrange des soutiens de poids. Avec subtilité et maestria, ses idéaux tendent sa toile telle une hydre tentaculaire.

Les lignes bougent depuis le discours de la réconciliation de Guillaume Soro du lundi 3 avril 2017 au Parlement ivoirien. Discours qui lui vaut certainement les flèches décochées par ses adversaires à la succession du Président Ouattara dont le point d’orgue reste l’ubuesque découverte de caches d’armes au domicile de son chef de protocole sur un coup de fil aux insurgés en mutinerie en mai dernier. La probable candidature de Soro aux échéances électorales de 2020 a si irrité son parti, le RDR, que son porte-parole Joël N’guessan, prophète d’un jour, a annoncé une oraison funèbre. « Dieu seul sait qui sera en vie en 2020 », avait-il lâché. Il n’empêche que le vœu de Guillaume Soro d’aller à une réconciliation vraie a le vent en poupes.

Et le mercato a permis de mettre des figures de proue dans l’escarcelle de Soro. Alain Toussaint, ex-conseiller en communication de Laurent Gbagbo figure au nombre de ces Ivoiriens toutes tendances confondues épris de la volonté de sortir de l’immobilisme politique marqué par l’emprisonnement des leaders de l’opposition pour tendre vers une réconciliation vraie. Son choix d’accompagner le Président de l’Assemblée nationale avait jeté le pavé dans la marre des névrosés de la paix. Puis l’écrivain Tiburce Koffi lui emboîte le pas. A sa suite, le cinéaste Sidiki Bakaba, ex-directeur du palais de la culture d’Abidjan, reconnu pour être proche de Laurent Gbagbo. A cela faut-il ajouter le soutien de taille de l’ex-président Henri Konan Bédié, président du PDCI non sans citer la floraison des mouvements de soutien dont l’Association des ‘‘grins’’ de Côte d’Ivoire, nouvelle formule des Agoras et Parlements proches de Gbagbo ou encore la FESCI.

S’il est vrai que Soro surfe sur le désir de réconciliation des Ivoiriens marqué par la libération de Gbagbo, il n’en demeure pas moins que ce n’est rien d’autre que de répondre aux aspirations profondes du peuple. Une chose est certaine. La mayonnaise Soro prend. La présidentielle 2020 que certains feignent d’ignorer tiendra toutes ses promesses.

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