Politique

Pour la télévision gabonaise, « Ali Bongo est mort »

Pour la télévision gabonaise, « Ali Bongo est mort »

Alors qu’il se rendait à New York pour recevoir un prix, Ali Bongo entend l’annonce de sa propre mort sur la télévision officielle gabonaise.

Tout avait pourtant bien commencé pour le chef de l’exécutif gabonais, Ali Bongo, qui devait se rendre à New York pour recevoir un prix de la WILDLIFE CONSERVATORY SOCIETY (WCS) pour son action en faveur de la faune et la flore du Gabon, pays tropical appartenant au bassin deuxième bassin forestier du monde. Le président gabonais devait participer à un sommet mondial sur les océans au quartier général du siège l’organisation des nations unies après avoir déposé ses valises au Peninsula Hotel à New York.

 Des bonnes fées

La première salve a été tirée par les internautes qui ont remarqué que deux conseillers d’Ali Bongo en matière environnementale avaient appartenu à la WCS. L’un d’entre eux, Michael Fay, avait « vendu » le projet de création de parcs nationaux à Omar Bongo avant de devenir son conseiller. Un assistant écossais de Fay, Lee White, a fini par diriger la WCS avant de devenir le Directeur des parcs nationaux du Gabon et conseiller d’Ali Bongo…

Ont-ils œuvré pour qu’Ali Bongo reçoive ce prix ? Si on ne peut répondre faute de preuves, il faut admettre que leur présence aux cotés d’ali Bongo n’est pas pour lever les soupçons.

 Des activistes très remontés

Ali Bongo et sa suite n’étaient pas attendus que par des membres de la WILDLIFE CONSERVATORY SOCIETY à la conférence de l’ONU sur les Océans. Ils furent hués par des gabonais qui contestent toujours sa curieuse réélection du 31 Aout 2016 et sa responsabilité dans le violent assaut du Q.G. de campagne de Jean Ping, son principal concurrent. La garde républicaine dont Ali Bongo est le chef direct et dont le commandant en chef n’est nul autre que son propre cousin était à la manoeuvre

Le comité d’accueil a passé la nuit devant son hôtel malgré la présence de la police. Du coup, il a bien été obligé de le saluer en sortant de son hôtel.

La palme d’or revient à son directeur de cabinet, qui a publiquement promis de condamner à mort les activistes gabonais dès qu’ils mettraient les pieds au Gabon.

C’est du Gabon, de la chaine étatique qui est de facto pro Ali et anti opposition que va venir « le clou du spectacle ». Alors que la journaliste annonce le programme marquant la commémoration du décès d’Omar Bongo (le père d’Ali) décédé officiellement à Barcelone le 8 juin 2009. Elle commet une bourde et annonce : « Le Président de la République Ali Bongo Ondimba s’est éteint à Barcelone en Espagne ».

Emoi dans le pays, information démentie, excuses présentées à la « Famille présidentielle », journaliste interdite d’antenne, toile en effervescence… Décidément quand tout va mal…

 

Mondafrique

Commentaires