Politique

Mutinerie/ Après la mort de ses camarades, un démobilisé remonté prévient : « Désormais, nous allons réclamer la démission d’Ado ».

Mutinerie/ Après la mort de ses camarades, un démobilisé remonté prévient : « Désormais, nous allons réclamer la démission d’Ado ».

Les démobilisés ne décolèrent toujours pas contre le gouvernement surtout après la mort de 4 des leurs et de plusieurs blessés, à la suite des heurts qui les a opposé hier mardi aux forces l’ordre. Dans un post sur les réseaux sociaux, l’adjudant Zinzin, un ex-combattant non intégré dans l’armée, s’est inscrit en faux quant à une mauvaise manipulation de grenade qui aurait tué ses camarades. Car, à l’en croire, « une grenade offensive les aurait déchiqueté ».

« Il y a eu des tirs avec des balles réelles. (…) Le gouvernement ne peut pas continuer avec le mensonge», a martelé sur sa page tweeter l’adjudant Zinzin, un ex-combattant.

C’est pourquoi, pour lui, il est important qu’une enquête soit ouverte afin de  situer les responsabilités des uns et des autres dans cette ‘’journée folle’’ du mardi 23 mai 2017 à Bouaké.

« Qui a donné l’ordre de tirer sur les ex-combattants désarmés ? Ado (le président Alassane Ouattara) doit s’expliquer », a-t-il exigé. Sinon, a-t-il prévenir, « désormais, les ex-combattants vont réclamer la démission d’Ado ».

Rappelons que les démobilisés, au nombre 6 000, avaient envahi, depuis lundi dernier, les corridors de plusieurs localités en Côte d’Ivoire dont Bouaké pour exiger des autorités un montant de 18 millions francs Cfa chacun. Afin de débloquer les accès à ses différentes localités (Korhogo, Bouaké, odienné, etc), le gouvernement a adjoint les forces de l’ordre pour les dispersés et faciliter la circulation. Ce qui ne s’est pas fait sans conséquence.

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