Société

Mandat d’arrêt contre des pro-Gbagbo/ L’AFFDO-CI dénonce une traque des partisans de Gbagbo

Mandat d’arrêt contre des pro-Gbagbo/  L’AFFDO-CI  dénonce une traque des partisans de Gbagbo

Dans un communiqué datant du samedi 9 septembre 2017 et signé par Désirée Douati, présidente de l’Association des Femmes et Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’Ivoire (AFFDO-CI), dont copie nous est parvenue, l’AFFDO-CI prend la communauté nationale et internationale à témoin contre une traque des partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo.

D’emblée, les Femmes et Familles des Détenus d’Opinion de Côte d’Ivoire mettent en exergue une irrégularité du communiqué du Conseil National de Sécurité du Jeudi 07 Septembre 2017 supervisé par le Chef de L’Etat. « Sur les 35 présumés suspects, en état d’arrestation, annoncés, le Conseil National de Sécurité n’a cru devoir révéler que les noms de 13 personnes, en omettant délibérément ceux des 22 supposés co-auteurs. », regrette l’AFFDO-CI. Une omission que les femmes et épouses de détenus jugent injustifiable et source d’inquiétude quant au sort réservé à ces 22 personnes. Et ce, au regard des disparitions de leurs  compatriotes par le passé. Ainsi, l’AFFDO-CI demande à l’Etat de leur indiquer les lieux de détention des 22 présumés co-auteurs afin que leurs parents puissent leur rendre visite.

Pis les femmes et épouses de détenus doutent de la crédibilité des aveux diffusés sur les antennes de la Radio Télévisée Ivoirienne (RTI), fruits, disent-elles, de pressions physiques et morales innommables, notamment, au moyen de la torture, pour certains, et pour d’autres, contre une chimérique libération. Elles en veulent pour preuve le cas Téhé Marc et 13 autres personnes. « Arrêtés dans la première semaine du mois d’Août 2017, ils étaient déjà en détention dans les Maisons d’arrêt et de correction d’Abidjan et de Dimbokro. Il en découle donc que leur arrestation n’est nullement intervenue le 06 Septembre 2017, comme le laissent les allégations du gouvernement ivoirien. », soutient l’AFFDO-CI.

Enfin, les femmes et épouses de détenus dénoncent un deux poids, deux mesures en rappelant le cas  Kamaraté Souleymane ou Soul To Soul, proche du régime ivoirien au domicile duquel un arsenal de guerre a été découvert, et servi, en partie, aux mutins à commettre des crimes à  Bouaké et ailleurs dans le pays. « Soul To Soul ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire sérieuse. Pis, il jouit, à ce jour, de toute sa liberté. », rappellent-elles tout en mettant la lumière sur les cas Téhé Marc et Guipro Hervé, ‘‘enlevés de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) depuis le samedi 8 septembre 2017, et qui subissent, de façon ininterrompue, les pires tortures, à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST)’’.

 

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