Politique

Mali : la sécurisation du vote, enjeu de la présidentielle de dimanche

Mali : la sécurisation du vote, enjeu de la présidentielle de dimanche

Les Maliennes se rendent aux urnes, ce dimanche 29 juillet 2019, pour la sixième fois depuis l’avènement de la démocratie en 1992, pour élire leur président de la République parmi 24 candidats, dont le sortant, Ibrahima Boubacar Keïta.  

 

Mais, la sécurité reste le principal enjeu de ce scrutin, notamment dans les zones entières du nord et du centre qui échappent toujours au contrôle du gouvernement.

 

La campagne électorale de 21 jours a pris fin ce samedi à zéro heure. Elle a été globalement pacifique, même si des attaques sur des équipes de campagnes ont été enregistrées dans le centre, où quatre véhicules de cortège ont été enlevés par des assaillants. Toutefois, ces attaques n’ont fait aucune perte en vie humaine.

 

Dans ce contexte d’insécurité, tous les regards sont tournés vers la sécurisation du vote pour lequel « 30.000 éléments des forces de défense et de sécurité ont été mobilisés », d’après le ministre de la Sécurité, le général Salif Traoré.

 

« Les forces étrangères présentes dans le pays ainsi que les mouvements armés signataires de l’Accord pour la paix et réconciliation au Mali prêteront également main forte à ces opérations de sécurisation du vote », a ajouté le général Traoré.

 

Justement, dans leurs discours de campagne, les 24 candidats ont promis de lutter contre cette insécurité. La lutte contre la corruption, la relance de l’économie, l’équipement et la formation de l’armée qui fait face à la menace terroriste depuis 2012, sont également des sujets qui sont revenus dans les projets de société des candidats.

 

Le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta du Rassemblement Pour le Mali (RPM), candidat à un second mandat et le chef de file de l’opposition de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), Soumaila Cissé qui est à sa troisième participation à une présidentielle après 2002 et 2013 où il a été battu au second tour, sont cités comme étant les favoris de ce scrutin.

 

D’autres noms comme Cheik Modibo Diarra, astrophysicien et Aliou Boubacar Diallo, opérateur économique reviennent également. Une seule femme, en la personne de Kanté Djénébou Ndiaye est en compétition.

 

Au total, 8 millions d’électeurs départagerons les 24 candidats ce dimanche. Si aucun d’entre eux n’obtient la majorité de 51% des voix, un second tour sera organisé le 12 août prochain.

 

Des milliers d’observateurs venant de 32 pays ou organisations comme la CEDEAO, l’Union Européenne, l’Union Africaine ou encore les Nations Unies sont présents.

 

Il faut signaler qu’une vingtaine de candidats émettent des réserves sur la fiabilité du fichier électoral.

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