Politique

Madagascar: un mois de bras de fer entre le pouvoir et l'opposition

Madagascar: un mois de bras de fer entre le pouvoir et l'opposition

Cela fait un mois que Madagascar est plongé dans une crise politique. Depuis la manifestation du 21 avril qui a fait au moins deux morts, l’opposition réclame, place du 13-Mai, la destitution du président de la République ainsi que la dissolution de toutes les institutions. La médiation internationale n’a rien pu faire. À quelques mois de l'élection présidentielle, le pays semble dans l’impasse.

 

Quasiment chaque jour depuis un mois, les députés de l’opposition sont descendus place du 13-Mai avec quelques centaines de participants. On est loin donc des 5 000 personnes décomptées lors de la manifestation du 21 avril, sachant qu’Antananarivo compte environ 5 millions d’habitants.

Parti d’une contestation des nouvelles lois électorales, le mouvement mené par les députés de l’opposition s’est rapidement focalisé sur la destitution du président de la République. Et si la Haute Cour constitutionnelle (HCC) a accédé à la première requête des députés en toilettant une partie des dispositions qui leur posaient problème, les textes de loi ne sont plus du tout la priorité.

La communauté internationale n’a depuis pas réussi à donner une feuille de route de sortie de crise, les négociations n’ont pas fonctionné. Les yeux sont pour le moment rivés sur la HCC qui doit rendre sa décision concernant la requête en déchéance que l’opposition a déposée.

La question est désormais de savoir ce qui se passera si l’institution les déboute. En tout cas, le risque de lassitude est grand pour les partisans des députés qui battent le pavé depuis un mois. Ces derniers ne souhaitent pas révéler ce qu’ils prévoient pour la suite de leur action.

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