Politique

Macron au Nigeria: après la culture, le développement économique par le basket

Macron au Nigeria: après la culture, le développement économique par le basket

La visite de deux jours du président français au Nigeria prend fin. Après un rendez-vous politique à Abuja avec le président Buhari, puis une soirée culturelle au Shrine de Lagos, Emmanuel Macron s'est concentré mercredi 4 juillet 2018 sur les questions économiques. Et comme il l'avait fait pour la culture, il les a liées au sport, au travers d'un partenariat signé avec la NBA.

Paris et l'une des fédérations sportives les plus riches du monde, à savoir la ligue américaine de basket-ball (NBA), ont signé un partenariat, mercredi à Lagos, en présence du chef de l'Etat français.

Objectif : des terrains de basket pour mobiliser les jeunes désœuvrés des mégapoles comme Johannesburg, Lagos, Abidjan. Une idée lancée depuis le Nigeria par le président Macron.

Avec l’Agence française de développement, la NBA va investir 12 millions d’euros, notamment dans des infrastructures en Afrique du Sud, au Nigeria, en Côte d’Ivoire ou au Liberia.

Mais cet argent sera également alloué à des actions éducatives, pour les enfants de la rue, en partenariat avec des organisations non gouvernementales (ONG).

« si Boko Haram prospère, c’est aussi parce que la grande pauvreté prospère »

Pourquoi le basket ? Parce que la NBA vaut 30 milliards de dollars sur le marché américain. Comme le dit le directeur de l’AFD, Rémy Rioux, le sport est créateur de richesse et il n’y a pas que le football dans la vie.

Mais il n'y a bien sûr pas que le sport non plus dans la vie. Aussi, Emmanuel Macron a bien sûr évoqué d'autres dossiers d'actualité avec son homologue nigérian Muhammadu Buhari. Par exemple la lutte contre Boko Haram.

Pour rappel, la sécurité dans le Sahel et le G5 ont été l'un des thèmes majeurs abordés par le président français lors de son étape mauritanienne, en marge du sommet de l'Union africaine.

Depuis le Nigeria, M. Macron a expliqué comment la France comptait contribuer plus encore à cette lutte. Et cela passe de nouveau par l'économie, car « si Boko Haram prospère, c’est aussi parce que la grande pauvreté prospère », a-t-il dit.

Commentaires