Politique

Législatives au Gabon : la candidature de Chantal Myboto finalement invalidée

Législatives au Gabon : la candidature de Chantal Myboto finalement invalidée

Alors qu’elle nous annonçait personnellement, jeudi 20 septembre, la validation de sa candidature, Chantal Myboto a dû déchanter : dimanche soir, la Cour constitutionnelle a annoncé à la télévision que l’opposante de l’Union nationale ne pourrait finalement pas se présenter aux législatives.

Chantal Myboto n’en revient pas. Dimanche 23 septembre, elle a appris par un communiqué lu à la télévision que la Cour constitutionnelle venait d’invalider sa candidature pour les élections législatives du 6 et 27 octobre prochain.

La trésorière adjointe de l’Union nationale (UN, opposition), qui comptait se présenter dans le premier arrondissement de Libreville, avait pourtant reçu un appel téléphonique émanant de la même Cour constitutionnelle, jeudi 20 septembre, qui lui faisait part d’une décision inverse, à savoir la validation de sa candidature. « C’est un rétropédalage incroyable », déplore Me Éric Moutet, son avocat.

« Nous allons continuer », assure Chantal Myboto

Le député sortant du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) a donc finalement obtenu gain de cause. Il avait saisi la Cour constitutionnelle pour obtenir l’invalidation de la candidature de son adversaire, au motif que le suppléant de Chantal Myboto, Lambert Assang, était, selon lui, un membre du PDG.

Chantal Myboto s’était alors présentée devant la Cour constitutionnelle et avait présenté un document dans lequel un secrétaire fédéral du PDG, Ambroise Ntoutoume Ndong, indiquait que Lambert Assang n’avait jamais été mêlé aux activités du parti au pouvoir. Chantal Myboto avait également présenté au juge et à ses assistants la carte de membre de l’Union nationale de Lambert Assang, datée de 2015.

« C’est une décision plus politique que juridique, qui n’a d’ailleurs même pas été notifiée à mon avocat, mais nous avons l’habitude avec cette Cour constitutionnelle », confie Chantal Myboto, contactée par Jeune Afrique lundi 24 septembre. « Qu’à cela ne tienne, nous allons continuer à nous battre », conclut-elle.

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