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L’Iran promet de « contourner fièrement » les sanctions américaines

L’Iran promet de « contourner fièrement » les sanctions américaines

Les sanctions américaines contre les secteurs pétrolier et financier iraniens, entrées en vigueur lundi 5 novembre, sont jugées « illégales et injustes » par Téhéran, qui estime qu'elles vont « à l'encontre du droit international ».

Six mois après s’être retiré unilatéralement de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, le président américain Donald Trump a rétabli lundi les sanctions draconiennes qui avaient été levées sous Barack ObamaLe président iranien Hassan Rohani a promis de « contourner fièrement » ces nouvelles mesures – qui visent spécifiquement les secteurs pétrolier et financier, vitaux pour l’économie du pays.

« J’annonce que nous allons contourner avec fierté vos sanctions illégales et injustes, car elles vont à l’encontre du droit international », a répliqué le président Rohani dans un discours télévisé. « Nous sommes en situation de guerre économique et nous affrontons une tentative d’intimidation. Je ne pense pas que dans l’histoire américaine il y ait eu jusqu’à présent quelqu’un à la Maison Blanche qui contrevienne à ce point au droit et aux conventions internationales », a clamé Hassan Rohani.

« L’Iran va mal »

Adoptant une politique hostile à l’Iran depuis son accession au pouvoir en janvier 2017, Donald Trump, pour qui l’accord sur le nucléaire est une aberration, avait rétabli dès août dernier une première série de sanctions économiques contre Téhéran. Samedi, le guide suprême iranien Ali Khamenei a accusé le président américain d’avoir « discrédité » les États-Unis qui, selon lui, seront les ultimes perdants de cette politique.

« L’Iran va mal », a de son côté relevé dimanche le président américain. « Quand j’ai pris mes fonctions, juste avant, on pensait que l’Iran allait dominer tout le Moyen-Orient (…). Plus personne n’en parle aujourd’hui ».

Les sanctions américaines s’apparentent à un chantage contre les pays tiers qui commercent actuellement avec l’Iran : les entreprises asiatiques ou européennes se verront interdites de marché américain si elles continuent d’importer du pétrole iranien, ou d’échanger avec des banques iraniennes ciblées par Washington. Beaucoup devraient choisir les États-Unis, ou l’ont déjà fait.

Huit pays bénéficieront toutefois d’une exemption pour le pétrole, dont la Turquie, et peut-être la Chine et l’Inde. La liste sera annoncée lundi. Ce régime de dérogations est similaire à ce que les États-Unis pratiquaient de 2012 à 2015, avant l’accord sur le nucléaire iranien négocié sous Barack Obama.

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