Politique

Kenya : Raila Odinga n’exclut pas un retour dans la course à la présidence si des réformes sont menées

Kenya : Raila Odinga n’exclut pas un retour dans la course à la présidence si des réformes sont menées

Le leader de l'opposition kényane Raila Odinga a estimé le 19 octobre qu'il n'était pas trop tard pour faire les réformes qui pourraient l'amener à reconsidérer sa décision de se retirer du scrutin présidentiel du 26 octobre.

« Si de vraies consultations ont lieu, si de vraies réformes sont menées et qu’une réponse est apportée aux craintes que nous avons exprimées et qui nous avaient fait nous retirer, alors nous reconsidérerons notre position », a déclaré Raila Odinga à l’issue d’une rencontre avec le président de la Commission électorale (IEBC), Wafula Chebukati.

« Mais en l’état, notre position est celle que nous avons annoncée [mercredi 18 octobre] », a ajouté le leader kényan. L’opposition a en effet promis qu’il n’y aurait pas d’élection le 26 octobre et qu’elle organiserait des manifestations massives ce jour-là.

Considérant que ses demandes de réforme de l’IEBC n’avaient pas été entendues, Raila Odinga avait annoncé dès la semaine passée qu'il ne participerait pas à l'élection du 26 octobre, organisée après l’annulation en justice du scrutin présidentiel du 8 août.

Le leader de l’opposition, qui n’a toutefois pas formalisé son retrait, a expliqué avoir été conforté dans ses choix par les critiques formulées à l’encontre de la Commission électorale par son président, Wafula Chebukati, en personne, et par une des sept commissaires de l'IEBC, Roselyn Akombe, qui a démissionné.

L’un et l’autre ont émis de forts doutes sur la capacité de l’IEBC à garantir une élection crédible, en raison des interférences politiques dont elle fait l’objet et du manque d’indépendance de certains de ses membres.

Ce scrutin fait suite à l’annulation le 1er septembre par la Cour suprême de l’élection du 8 août, marquée par la confortable réélection de Uhuru Kenyatta (54,27% des voix). La Cour avait vertement tancé l’IEBC pour avoir organisé une élection qui n’était « ni transparente, ni vérifiable ».

 

Jeune Afrique

 

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