Politique

Intervention militaire en Côte d’Ivoire/ Sarkozy accuse le destin

Intervention militaire en Côte d’Ivoire/ Sarkozy accuse le destin

A la faveur de sa troisième visite à Abidjan, Nicolas Sarkozy, ex-président français s’est à nouveau justifié à mots couverts sur l’intervention militaire de la France en Côte d’Ivoire lors de la crise postélectorale de 2011.

L’ex-chef de l’Etat français se sent toujours obligé de se justifier sur l’intervention de la France en Côte d’Ivoire. Un assaut militaire qui avait conduit au bombardement de la résidence du Président Laurent Gbagbo. Les pourfendeurs, Sarkozy en a aussi bien en France, en Côte d’Ivoire qu’à travers l’Afrique. Ainsi, Sarko, le faiseur de roi ne peut que voir le verre à moitié plein. C’est-à-dire se focaliser sur ses amitiés avec le pouvoir d’Abidjan.

«La Côte d’Ivoire est un pays que j’ai en cœur. J’admire le président Ouattara depuis bien longtemps. Nous avons des liens familiaux. », a-t-il fait savoir. Avant d’ajouter que ‘‘le destin a fait qu’il s’est associé à l’histoire, parfois douloureuse, récente de la Côte d’Ivoire’’. Puis Sarkozy s’érige en laudateur de Ouattara pour saluer une ‘‘démocratie qui se stabilise’’, ‘‘une économie qui se développe’’. L’ex-numéro 1 français, après avoir ‘‘dégagé’’ Gbagbo ne peut que caresser son poulain Ouattara dans le sens du poil comme ce dernier l’aime bien.

Lors de sa seconde visite à Abidjan, vendredi 18 mars 2016, Sarkozy avait tenté de légitimer l’intervention militaire de la France en Côte d’Ivoire. « C’est à la demande des Nations Unies que la France est intervenue pour détruire les armes de Gbagbo. La France n’avait pas de candidat. », était-il évertué à expliquer à l’amphithéâtre du district de l’université de Cocody. Une couleuvre que les nombreux étudiants, venus pour la circonstance, ont eu du mal à avaler. « Les résultats des élections présidentielles de 2010 donnaient le Président Gbagbo perdant. A l’issue de ce scrutin, la Cedeao, l’Union africaine et les Nations Unies approuvaient les résultats proclamés par la Commission électorale indépendante (Cei). Nous, la France, nous avons fait de grandes choses. Mais nous avons commis des erreurs. Le passé, c’est du passé. Ce qui compte, c’est l’avenir. », avait affirmé l’ex-locataire de l’Elysée.

L’avenir, c’est certainement le partage du gâteau auquel Sarkozy participe en ce moment dans cette nouvelle forme d’impérialisme.

Commentaires