Politique

Guillaume Soro raconte la stratégie militaire de septembre 2002: "Mon cœur est avec Bouaké"

Guillaume Soro raconte la stratégie militaire de septembre 2002:

A l'occasion du nouvel an, le Président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Kigbafori Soro a rendu une visite aux populations de Bouaké, ce samedi 03 janvier. A cette occasion, M. Guillaume Soro a raconté la stratégie militaire de l’ex-rébellion des Forces Nouvelles en septembre 2002 et n’a pas manqué d’affirmer son amour pour Bouaké. 

C'est dans une préfecture de Bouaké parfaitement rénovée et bondée de monde que le Président de l'Assemblée nationale de  Côte d’Ivoire, Guillaume Kigbafori Soro, a été accueilli ce samedi 3 janvier 2015 dans une ferveur totale. Sans exception, tous sont venus pour écouter le Président de l'Assemblée nationale. Notamment, la chefferie traditionnelle, les chefs religieux, les organisations de la société civile dans leur diversité composée de jeunes et de femmes. En grand nombre, ils ont répondu présents à ce rendez-vous avec Guillaume  Soro. 

"Je suis là pour vous dire que je ne peux jamais abandonner Bouaké. J’aime Bouaké parce que j’ai fait mon secondaire ici. C’est ici que j’ai été installé le 19 septembre 2002 ", a expliqué M. Soro au cours d’une rencontre avec les populations de cette ville qui l’accuse de les avoir abandonnées.

"Dans la stratégie militaire, les chefs militaires m’avaient recommandé de me mettre à Korhogo, parce que le leader ne doit pas être sur la ligne de front. Il doit être en base arrière, protégé, mais j’ai dit non ", a-t-il poursuivi.

"Je suis venu m’installer ici à Bouaké et je suis resté tout ce temps à Bouaké. Vous ne savez pas les risques que j’ai encourus.  Une ville comme celle-là, avec qui nous avons travaillé sans relâche dans la difficulté, dans les problèmes pour essayer de sortir de la guerre. Bouaké, nous en avons fait une plaque tournante du règlement du conflit ivoirien. Plusieurs Chefs d'État ont visité Bouaké, parce que nous étions à Bouaké. Plus de (7) sept Chefs d'Etat sont venus ici à Bouaké dans le cadre de la flamme de la paix... et vous devez être fiers que Bouaké soit dénommé capitale de la paix... très peu de villes de l'intérieur peuvent se targuer d'avoir eu des moments d'intenses communion avec l'Afrique.  C'est pourquoi je dis que je ne peux pas oublier Bouaké, je ne peux pas abandonner Bouaké, mon cœur est avec Bouaké " a insisté le PAN.

M. Soro a remercié dans la foulée, toutes ces populations qui ont cru au combat des Forces nouvelles dont l’objectif était d’asseoir "une vraie démocratie et d’offrir plus de liberté aux populations" ivoiriennes.

(Avec guillaumesoro.com)

 

 

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