Politique

Guillaume Soro: "J’insiste sur la notion du pardon. Ça permet d’apaiser les cœurs"

Guillaume Soro:

Le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a déclaré lundi insisté sur "sur la notion du pardon et de la réconciliation", lui qui reste convaincu qu’en le faisant, "Ça permet d’apaiser les cœurs de ceux qui sont fâchés", lors d’une visite à Henri Konan Bédié, président du PDCI, à Daoukro.

"Je vois monsieur le Président, certains me moquer parce que j’insiste sur la notion du pardon et de la réconciliation. Je suis convaincu qu’en demandant pardon, ça permet d’apaiser les cœurs de ceux qui sont fâchés. Et ça nous permet de faire la réconciliation. C’est pourquoi chers nanans, je vous demande de nous accompagner", a-t-il dit.

" Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a plus que besoin de pardon et de réconciliation. Je veux demander pardon aux Ivoiriens pour tout ce que j’ai pu faire (…) à ce peuple qui a tant souffert. Je demande pardon à mes aînés (…) et même au président Laurent Gbagbo", avait déclaré en juillet dernier l’ancien Premier ministre de celui qui écroué depuis 2011 à La Haye où il est jugé par la Cour pénale internationale (CPI).

 "Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a plus que besoin de pardon et de réconciliation. Je veux demander pardon aux Ivoiriens pour tout ce que j’ai pu faire (…) à ce peuple qui a tant souffert. Je demande pardon à mes aînés (…) et même au président Laurent Gbagbo », a déclaré à l’AFP M. Soro, à qui l’on prête des ambitions présidentielles, ajoutant: "La division fait du tort à nous tous. Ne nous divisons pas la Côte d’Ivoire ! Travaillons à la paix ! Dans les jours suivants, je serai plus engagé pour le pardon et la réconciliation. Même Gbagbo mérite que j’aille lui demander pardon. Je demanderai pardon à tout le monde (…) parce depuis 2002, jusqu’à ce jour, j’ai été un acteur important, a expliqué M. Soro. Ce dont la Côte d’Ivoire a besoin, c’est de beaucoup plus de tolérance, de pardon, de réconciliation, de paix".

Et M. Soro de terminer à Daoukro: "Vous m’avez vu avec  les députés engager un processus de paix et de réconciliation. La Côte d’Ivoire a beaucoup souffert des nombreuses incompréhensions, des querelles entre ses fils. C’est pourquoi à l’Assemblée nationale, nous avons présumé que la paix, la stabilité n’était possible que si nous acceptions tous en toute responsabilité d’aller à la réconciliation".

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