Politique

Guillaume Soro à Ouattara: "Que tous ceux qui sont en prison retrouvent leurs familles"

Guillaume Soro à Ouattara:

Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, a invité mercredi à la libération de tous les prisonniers de la crise postélectorale ivoirienne pour une vraie réconciliation de tous les fils du pays, lors d’une cérémonie à Fresco.

"Dans la réconciliation, il n’y a pas de préalables. On se réconcilie librement, volontairement. Ce sont ceux qui ne sont pas en prison qui crient qu’il n’y aura pas de réconciliation", a-t-il affirmé, lors d’une visite à Fresco.

La Côte d’Ivoire a connu de novembre 2010 à avril 2011, une crise postélectorale qui a fit officiellement 3 000 morts. Cette crise a vu le transfèrement de l’ancien président Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) le 29 novembre 2011 et l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara en mai de la même année.

"Que celui qui ne veut pas de la réconciliation parte prendre la place de ceux qui sont en prison. La prison, ce n’est pas bon. C’est pourquoi, je veux la réconciliation, Que tous les Ivoiriens aillent à la réconciliation. Que tous ceux qui sont en prison retrouvent leur famille. C’est la seule bataille qu’il faut qu’on gagne", a ajouté Guillaume Soro.

Selon Désirée Douati, présidente de l’Association des femmes et des détenus d’opinion, le nombre de détentions est passé de "800 en 2013 à 300 aujourd’hui", lors d’un point de presse le 12 avril dernier, révélant que "228" personnes sont à la Maca, "trois" à l’école de gendarmerie dont l’ex-première dame, Simone Gbagbo, "34" à la Mama, "15" à Dimbokro, "sept" au Camp pénal de Bouaké, "un" à Bouna, "trois" à Boundiali, "un" à Man, "sept" à Abengourou, "un" à Korhogo, et "un" autre à Katiola.

"Je suis légitime et légitimement fondé pour parler de réconciliation. J’ai été un acteur dans ce pays. Je revendique la réconciliation. C’est par la réconciliation que les Ivoirins seront libérés. Avec elle, tous les problèmes seront résolues", a estimé le député de Ferkessédougou.

Pour M. Soro, "Quand tu es en prison, tu as envie de sortir". Et de conclure ; "J’ai beaucoup fait la prison. La Maca, l’école de police, la DST, la Préfecture de police, le Palais de justice".

 

 

 

Commentaires