Politique

Gouvernance de la Côte d’Ivoire : des satisfactions mais aussi des défis à relever, selon des experts du MAEP

Gouvernance de la Côte d’Ivoire : des satisfactions mais aussi des défis à relever, selon des experts du MAEP

Des experts du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) ont exprimé une satisfaction teintée de réserves à l’issue d’une série de consultations sur la gouvernance de la Côte d’Ivoire menées à Korhogo.  

 

Ces experts de « haut niveau », qui ont séjourné dans la ville, de dimanche à lundi, dans le cadre d’une mission d’évaluation externe du rapport national d’autoévaluation de la gouvernance de la Côte d’Ivoire, ont estimé que de « bonnes pratiques » avaient été enregistrées dans certains domaines mais que des efforts restaient à faire dans d’autres.

 

Le chef de la délégation, Pr Khayal Mahammat, s’est dit, par exemple, surpris par la propreté et l’hygiène dans la ville de Korhogo, le niveau d’équipement et l’excellence prônée par l’université Péléforo Gon Coulibaly, ainsi que par l’intérêt particulier que les autorités locales portent au développement de la région.

 

« Mais nous n’avons pas vu que du bon. Nous avons vu des choses qui ne sont pas intéressantes », a relativisé l’expert, déplorant des conditions de travail « abominables » dans une fabrique de beurre de karité, tandis qu’un autre membre de la délégation pointait des insuffisances en matière de service de santé de spécialité dans la localité.

 

L’évaluation du MAEP ne vise pas à attribuer des bons ou mauvais points, mais à aider le pays à se regarder dans un miroir, c’est-à-dire à relever les côtés positifs et les côtés négatifs de sa gouvernance, ainsi que les questions transversales qui y sont associées, dans l’espoir de lui permettre de relever les défis identifiés, a précisé Pr Mahammat.

 

A cette fin, la Côte d’Ivoire devrait se doter, à la fin du processus d’évaluation, d’un plan national d’actions contenant des propositions de solutions aux problèmes relevés. Ce plan sera revisité tous les deux ans, de façon à l’accompagner progressivement dans une gouvernance de plus en plus inclusive et participative, a-t-il expliqué.

 

Le MAEP a été créé en 2002 à l’initiative de l’Union africaine pour promouvoir la bonne gouvernance à travers un mécanisme d’évaluation par les africains eux-mêmes. Le processus commence par une autoévaluation qui consiste en des consultations citoyennes organisées au niveau de chaque pays. Un rapport est alors envoyé au MAEP-Continental qui envoie des experts pour consolider le rapport afin de s’en approprier.

 

La Côte d’Ivoire a adhéré au MAEP en 2015, rappelle-t-on.

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