Politique

France/ Fini l'état de grâce pour Macron

France/ Fini l'état de grâce pour Macron

Presque deux tiers de Français se disent mécontents de l'action du Président pour ses cent premiers jours, selon un sondage Ifop pour Le Figaro publié ce vendredi .

Emmanuel Macron semble toujours souffrir d’une chute de popularité quasi-inédite sous la Ve RépubliqueBaisse des APL, augmentation du prix du paquet de cigarettesgel du point d’indice des fonctionnaires, hausse de la CSG… Les mesures annoncées par le Président depuis son élection touchent des cordes sensibles chez les Français, qui sont de plus en plus sceptiques sur son action.

Selon un sondage Ifop pour Le Figaro publié ce vendredi, réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1001 personnes, 36% d’entre eux se disent ainsi "satisfaits de son action" et 55% estiment qu’il ne tient pas les engagements qu’il a pris pendant la campagne présidentielle.

Les Français plus cléments avec François Hollande

En comparaison, les Français étaient plus cléments avec François Hollande en 2012: à la même époque après son élection, ils étaient 46% de "satisfaits", et plus de la moitié à estimer qu’il tenait ses engagements jusque là. Néanmoins, ils ne sont qu’à peine 40% à trouver que la situation en France "évolue plutôt en mal", contre 51% en 2012.

En revanche, en 2007, seul un Français sur cinq avait cette impression sous Nicolas Sarkozy, contre 45% qui pensaient que la situation "changeait en bien".

L’étude, menée du 7 au 9 août, a également interrogé les sondés sur la perception de l’affaire du général de Villiers. A la suite de la démission du chef d'état-major des armées, recadré publiquement par Emmanuel Macron quelques jours plus tôt, les Français disent plutôt soutenir le général, à 41%. Leur position n’est cependant pas clairement tranchée, 34% indiquant ne soutenir "ni l’un ni l’autre".

La réduction de la dette et du déficit public est le sujet sur lequel le Président grappille le plus de points, avec 44% de sondés lui faisant "plutôt confiance", et le même pourcentage de sceptiques.

Dans toutes les autres thématiques, le taux de méfiants dépasse celui des convaincus, et toujours à plus de 50%. La lutte contre l’immigration clandestine semble être son plus gros point faible, avec à peine un quart des Français prêts à lui faire confiance, contre 60% de sceptiques.

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