Politique

FPI: le dialogue politique entamé sous Miaka se poursuit

FPI: le dialogue politique entamé sous Miaka se poursuit

«Nous mettons beaucoup d’espoir dans ces négociations. Nous sommes tous des filles et des fils de ce pays et il n’est pas bon que nous nous regardions en chiens de faïence pendant longtemps. L’un des buts de ces négociations c’est de nous permettre de regarder dans la même direction en examinant sincèrement et en profondeur les propositions que nous avons faites au Gouvernement et qui sont consignés dans un document», a dit Kodjo Richard, secrétaire général intérimaire du Fpi.

Voir Quotidien Soir Info du 25 janvier 2013. C’était au terme d’une rencontre à huis clos avec le Pouvoir Ouattara qui a duré de 15h15mn à 15h45mn, le 23 janvier 2013. Cette rencontre a été précédée d’autres rencontres les vendredi 18 et mardi 22 janvier 2013. A cette occasion, 4 commissions ont été mises en place entre la délégation du gouvernement Duncan et le Fpi pour traiter des questions sécuritaires, du jeu démocratique, de l’Etat de droit et du fonctionnement des institutions et une autre commission pour la réconciliation nationale. Les différentes commissions se réunissaient, les vendredi 25 et lundi 28 janvier. Puis en plénière, le 29 janvier à l’immeuble Sciam au Plateau. 
En politique, on dit toujours que le dialogue est considéré comme l’arme des forts. La Palestine discute toujours avec l’Israël malgré la guerre permanente. C’est parce que le dialogue est une vertu en politique que le président Gbagbo privilégiait les discussions avec ses adversaires et même avec ses ennemis jurés déclarés. Il a discuté avec Guillaume Soro, le chef rebelle qui engagé la guerre contre lui en 2002. Gbagbo a fait de Soro, son Premier ministre. Gbagbo a renoué le dialogue avec Compaoré. Sachant bien qu’il a donné gite et couvert à la rébellion ivoirienne en 2002. 
Malgré ces riches expériences, si certains cadres du Fpi estiment que dialoguer avec le gouvernement d’Alassane Dramane Ouattara doit être considéré par comme un signe de soumission, de liquidation de la lutte ou d’une marque d’aplatissement devant l’adversaire, alors la direction intérimaire du Fpi aura induit tout le monde en erreur sur toute la ligne. On peut sans risque de se tromper dire que cette direction intérimaire s’est aplatie depuis longtemps. 
Tous ceux qui ont assuré l’intérim de la direction du FPI pendant qu’Affi était en prison à Bouna ont alors liquidé la lutte. Ces derniers ont couru derrière Ouattara pour lui demander de s’asseoir sur la table de négociation. Ils ont engagé le parti dans le dialogue avec le pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara qu’ils disent ne pas reconnaitre les jours pairs et qu’ils reconnaissent les jours impairs parce qu’ils étaient à son investiture. La discussion avec le pouvoir actuel ne date pas d’Affi N’Guessan. La ligne a été tracée par l’équipe dirigeante intérimaire sous Miaka Ouretto, Laurent Akoun, Kodjo Richard et tous leurs camarades. Ils ont tous supplié Alassane Dramane Ouattara pour discuter avec lui alors qu’ils savaient que le président Gbagbo et son épouse Simone Ehivet étaient toujours détenus. Ces différents rendez-vous sont encore frais dans la mémoire des Ivoiriens et les témoins de ces rencontres négociées sont aussi là. 
Le dialogue entre le FPI et le pouvoir ne date pas d’Affi N’Guessan. Il ne fait que poursuivre ce que la direction intérimaire a débuté. Pour dire que si le fait d’aller au dialogue avec le pouvoir apparait comme un aplatissement ce sera alors la responsabilité des dirigeants intérimaires à l’absence d’Affi. 

Benjamin Koré 

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