Politique

Election à Madagascar: une formation pour les assesseurs

Election à Madagascar: une formation pour les assesseurs

A Madagascar, le processus électoral se met en place. À Antananarivo est organisée sur trois jours une formation pour les assesseurs. Elle est réalisée par l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA) ainsi que la Céni, et financée par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID). Les assesseurs revêtent un enjeu crucial pour la transparence de l’élection. Ces représentants des partis et des candidats seront en effet leurs yeux et leurs oreilles dans les bureaux de vote de la Grande Ile, les 7 novembre et 19 décembre prochains.

Ils sont une petite quarantaine dans la salle autour de tables rondes. Ensemble, ils partagent leurs expériences électorales avec un intervenant : comment collecter les informations  ? Qui doit intervenir un jour de vote ? Qu’est-ce que des élections démocratiques ?

Sensibilisation nécessaire

Une sensibilisation nécessaire, selon Jessica Andreas, représentante de l’EISA : « Il faut savoir que beaucoup de contentieux aussi vont naître de ce jour-là du scrutin et que, par la présence des délégués qui pourront du coup relever les éventuelles irrégularités, permettre de renvoyer ça à leur état-major et permettre à leurs états-majors d’interpeller la Céni si nécessaire ».

Problème, s’ils peuvent dissuader de la fraude, les assesseurs coûtent cher, et rien dans la loi électorale malgache n’oblige les partis à en mandater lors du vote. Plus qu’un investissement financier, ce représentant d’un parti qui souhaite rester anonyme, voit ce rôle comme un garant de la transparence du scrutin : « A Madagascar, on peut dire que la corruption s’est presque généralisée dans tous les domaines. Mais en matière d’élection, ça fait partie de l’objet de cette formation organisée par l’EISA et la Céni, c’est pour réduire le circuit de la corruption dans le déroulement de l’élection. On n’a pas peur, mais on est prudent ».

Recrutement

Une formation d’autant plus cruciale qu’elle va nécessiter du recrutement : les assesseurs seront déployés dans 26 000 bureaux de vote le jour du scrutin.

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