Politique

Depuis sa prison : voici comment Simone Gbagbo vit la « guerre » Affi-Sangaré

Depuis sa prison : voici comment Simone Gbagbo vit la « guerre » Affi-Sangaré

La bataille entre Affi N’Guessan et Aboudramane Sangaré pour le contrôle du FPI (Front populaire ivoirien, parti crée par Laurent Gbagbo) cristallise les observateurs de la scène politique ivoirienne. Détenue à l’école de gendarmerie depuis 2015, Simone Gbagbo, l’ex première dame, suit de près la situation.  

 

 C’est un secret de polichinelle, le FPI va mal depuis la chute de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. A la perte du pouvoir, le parti à la rose n’a rien trouvé de mieux que de s’engouffrer dans une crise sans précédent. Affi N’Guessan et Aboudramane Sangaré ont affiché en plein jour leur désaccord quant à la direction à prendre depuis le transfèrement de leur mentor à La Haye. Les deux hommes se lancent de véritables piques.

«Il sait ce qu’il fait. Compte tenu de son expérience politique, il est forcément conscient du fait que la posture dans laquelle il s’enferme ne permettra pas au FPI de revenir au pouvoir, d’être suffisamment fort pour faire libérer les prisonniers politiques et influer sur le sort de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. D’une certaine manière, il travaille pour le régime », déclarait Affi dans une interview en février 2018.

De son côté, Aboudramane Sangaré a été peu tendre. « Ce monsieur suit son chemin, il va vers son destin. Ça ne m’intéresse pas ce qu’il fait. Ce n’est pas le plus important pour moi. Chacun connaît ses forces en Côte d’Ivoire. Chacun se connaît en Côte d’Ivoire. C’est sa vision de la politique. Moi, je n’ai pas encore emprunté cette voie-là. On ne sait jamais, mais vraiment ce n’est pas le plus important ce que fait ce monsieur, ce n’est pas le plus important pour moi », lançait le « gardien du temple ».

Depuis son lieu de détention, Simone Gbagbo suit de près cette bataille entre les « frères » d’hier. L’épouse de Laurent Gbagbo, en 2014, avait refusé le poste de deuxième vice-président proposé par Affi N’Guessan à l’issue d’un congrès organisé par le député d’Arrah. Selon Jeune Afrique, Simone Gbagbo en veut toujours à l’ancien Premier ministre ivoirien d’avoir paraphé les accords de Linas-Marcoussis en 2013. L’ex député d’Abobo ne fait pas qu’observer la bataille entre ces deux hommes. A en croire notre source, la native de Moossou avait envisagé la création d’un nouveau parti politique, avec l’aide d’Assoa Adou, un autre cadre du FPI.

Jeune Afrique fait savoir aussi que Simone Gbagbo a, malgré tout, des ambitions politiques. En clair, elle n’entend pas joueur les seconds rôles au moment où Affi N’Guessan et Aboudramane Sangaré s’entredéchirent.

 

 

 

 

Commentaires