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Depuis la CPI : Laurent Gbagbo révèle la source de ses ennuis avec la France

Depuis la CPI : Laurent Gbagbo révèle la source de ses ennuis avec la France

Le livre de Laurent Gbagbo intitulé « Libre pour la vérité et la justice » ne finit plus de nous livrer les secrets sur la crise qu’a traversée la Côte d’Ivoire. Dans les lignes de ce bouquin, l’ex-chef d’Etat ivoirien a révélé la source de ses ennuis avec la France. Pour Gbagbo, tout a commencé lorsqu’il avait l’intention de rompre les accords de défense entre Abidjan et Paris.

 

Cela est un secret de polichinelle. Entre Laurent Gbagbo et la France ça n’a jamais été le grand amour. Les évènements de la crise postélectorale qu’a traversée la Côte d’Ivoire témoignent dans ce sens. Si nombreux sont les Ivoiriens qui spéculaient sur cette situation, le concerné a enfin levé le voile sur les causes de son désaccord avec l’ex-puissance coloniale.

Selon Laurent Gbagbo, dans son livre « Libre pour la vérité et la justice », ses ennuis avec la France ont commencés lorsqu’il avait décidé de rompre les accords bilatéraux de défense entre Abidjan et Paris. Une décision qui, comme on le sait, n’a pas du tout fait plaisir à Nicolas Sarkozy, le président de la France à l’époque. Gbagbo a révélé qu’en vertu desquels la France disposait des ressources naturelles de la Côte d'Ivoire, n'étaient nullement appliqués par la partie française. Il a ajouté que la sollicitation qu'il avait adressée à l'Elysée alors que la Côte d'Ivoire faisait l'objet d'une attaque en septembre 2002.

« Après le refus de la France de nous aider en 2002, contre les rebelles qui nous avaient attaqués, je ne voulais plus de ces accords de défense qui avaient prouvé leur inutilité et même leur nocivité. Comme, en plus ils donnent toutes nos matières premières stratégiques à la France, en contrepartie de ce secours militaire inexistant, j’ai décidé de faire cesser ce marché de dupes », a déclaré Laurent Gbagbo, dans son livre.

« J’ai fait comprendre mon intention d’y mettre fin  C’était prévu après les élections de 2010.Nous allions restructurer et renforcer notre propre armée. Sarkozy le savait, cela n’a pas dû lui plaire. Pour m’apaiser, en 2009, une délégation Française est venue chez nous pour renégocier ces accords, sans succès », a-t-il ajouté.

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