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Procès Laurent Gbagbo/CPI : Philippe Mangou demande pardon

Procès Laurent Gbagbo/CPI : Philippe Mangou demande pardon

Hier jeudi 5 octobre, Philippe Mangou terminait son audition à la barre des témoins au procès de Gbagbo et Blé Goudé à La Haye. Après près de 10 jours de témoignage devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI), l’ex-chef d’état-major des Armées de Côte d’Ivoire a présenté ses excuses et demander pardon aux Ivoiriens pour tout ce qui s’est passé lors de la crise postélectorale de 2011.

 

 

Après avoir donné sa version des faits concernant les évènements qui se sont déroulés lors de la crise postélectorale de 2011, Philippe Mangou a demandé pardon aux Ivoiriens.

« Je l’ai fait (son témoignage, ndlr) pour que la vérité soit sue de tous, pour que chacun puisse tirer profit de tout ce qui a été dit ici afin que plus jamais, plus jamais, plus jamais, notre pays ne retombe dans les abimes de l’histoire. Je l’ai fait M. Le président (Cuno Tarfusser, président de la Chambre devant laquelle comparaissent Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, ndlr) sans contrainte, en toute liberté et en évitant de me camoufler parce que quand on a la vérité à dire, on ne se cache pas. Je voudrais, avec votre autorisation, là ce ne n’est pas politique, demander pardon au nom de toutes les Forces de défense et de sécurité que j'ai eu l'insigne honneur de commander, et en mon nom personnel demander pardon à toute la communauté ivoirienne pour le désagrément que nous avons pu causer pendant la crise post-électorale, souhaiter nos sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu un être cher et un prompt rétablissement à tous ceux qui sont blessés », a déclaré Mangou devant les juges de la Chambre d’appel de la CPI.

Entendu sur 9 jours, l’ex- Cema a aligné les révélations qui ont presque tout le temps fait la Une des journaux ivoiriens. Outre des éclairages sur le bombardement des femmes d'Abobo qui n'aurait pu être opéré par les Forces alors fidèles à Laurent Gbagbo, l'Ambassadeur de Côte d'Ivoire au Gabon a notamment avoué que Laurent Gbagbo a violé l'embargo sur les armes pour s'équiper en armes de guerre. Le Général dit aussi avoir tenté d'alerter l'ex-président à plusieurs reprises, sur les risques de violences au lendemain des élections de 2010.

Philippe Mangou a également révélé que les ex-rebelles n’avaient jamais désarmé alors que l’accord de Ouaga, duquel ils sont signataires le stipulait clairement.

 

 

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