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Cpi / Laurent Gbagbo: Une libération tant attendue

Cpi / Laurent Gbagbo: Une libération tant attendue

En Côte d’ivoire, c’est le soulagement général suite à l’annonce de la probable  libération provisoire de Laurent Gbagbo . Les réactions des comités de soutien, des familles et des politiques sont mêlées d'espoir, de surprise, et de joie après ces sept longues années de détention que  subit l’ex président ivoirien dans cette prison de Sheveningen .

 

Cette libération marquera une phase très importante dans la suite du procès en cours affirment certains observateurs mais pour l’heure les regards sont tous fixés vers la haye ou le sort de l’ancien président se décide ce mercredi à partir de 14h. C’est la douzième fois que les avocats de l’ex président tentent de l’extirper des murs de la prison de Sheveningen dont les onzes premières tentatives vaines. Après les pétitions et des marches éclatées en faveur de sa libération, les partisants de Laurent Gbagbo espèrent que cette fois sera la meilleure. Laurent Gbagbo a aussi reçu le soutien de l'ensemble des chefs d'Etat africains depuis son déferement à la haye. 

A la onzième demande de mise en libération provisoire de Laurent Gbagbo la décision n’a pas été prise à l'unanimité. Les juges Olga Herrera Carbuccia et Geoffrey Henderson estimaient que l’ancien président ivoirien pourrait profiter d’une éventuelle libération pour prendre la fuite, grâce notamment à son « réseau » de supporters, et parce qu’il risque, devant la Cour, la prison à vie. Pour le président de la Chambre, Cuno Tarfusser, tout milite au contraire pour une mise en libération sous condition, de l’ancien chef d’Etat.

Le président Tarfusser avait trouvé la formule de ses collègues « étonnante » sur le fond et « radicale » sur la forme et rappelle que jusqu’ici, Laurent Gbagbo est présumé innocent. Les textes de la Cour, comme c’est aussi le cas dans de nombreux pays, rappelle-t-il, indiquent qu’un accusé doit être jugé dans « un délai raisonnable », sans qu’il ne soit réellement défini. Aux juges donc de décider du « raisonnable ». Et pour le président Tarfusser, cette limite « a été atteinte ». Laurent Gbagbo a déjà passé plus de cinq ans en détention, écrit-il. Pointant les défaillances du procureur, il rappelle que l’ancien président a passé 925 jours en prison avant d’être formellement mis en accusation. A l’époque, l’accusation avait été invitée à revoir sa copie, et avait dû relancer son enquête, jugée bien trop faible.

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