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Côte d'Ivoire/ Reprise du procès de Simone Gbagbo, la Défense entre en scène demain

Côte d'Ivoire/  Reprise du procès de Simone Gbagbo, la Défense entre en scène demain

Simone Ehivet Gbagbo était à la barre  ce lundi 20 juin  après une semaine de suspension demandée par la Défense. Coïncidence ce jour marque aussi l’anniversaire de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire.

A l’entame du procès, Simone Gbagbo a été interrogée par la partie civile et le Parquet général sur le « document la cellule d’éradication de la peste »

Le Parquet général et la partie civile ont accusé Simone Gbagbo, d’avoir fomenté   un plan de déstabilisation de la Côte d’Ivoire lors de la crise post-électorale. Une thèse rejetée par l’ex-première dame. Car selon l’accusée,  les faits qui lui sont reprochés  semblent  fabriqués par la Partie civile qui veut coûte que coûte  la couler.

Selon le rapport, il est dit  que l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire avait au cours d’un meeting tancé l’actuel chef de l’Etat de «chef bandit » et l’ex Président français, Nicolas Sarkozy de « diable ».

 Des faits que Simone Gbagbo  ne reconnait  pas
«Je ne reconnais pas ce document, » a –t-elle  indiqué. Pendant l’audience, l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire s’est  refusé de répondre à certaines questions du Parquet général et de la partie civile, parce qu’elle les avait selon elle déjà répondu. Toute chose qui a  fait réagir le  Président de la cour, le juge Bouatchi Kouadio  qui a rappelé à l’accusée qu’en se comportant de la sorte, elle se mettrait dans une mauvaise posture.

Toutefois, le juge a insisté  en redonnant la parole à l’ex-Première dame.

Simone Gbagbo s’est excusée.
Après quoi, le juge est revenu à la charge en reformulant la même question en d’autres termes.  Laquelle question est de savoir si en dehors dudit  document,  Simone Gbagbo n’avait-elle pas  une stratégie codée qui consistait à armer les populations civiles. A cette interrogation, la réponse de l’ex-première dame est sans ambages.  

«Je n’avais pas une stratégie codée. Non monsieur le Président je n’ai jamais armé la population, » s’est-elle défendu.

Sur la question de  la disparition de certaines personnes durant le mandat  de l’époux de Simone Gbagbo. Notamment Guy André Kieffer.

L’ex- première dame  a indiqué au juge qu’elle ne pouvait pas répondre à cette question. Le procureur est revenu à la charge avec une serie de question relative au document. Mais Simone est restée campée sur ses positions et ses convictions. Le procès reprendra son cours demain avec l’entrée en scène des avocats de l’ex-première dame.


                                                                                                Ange T. Blaise

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