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Côte d'Ivoire/Politique- Bensouda refuse la liberté provisoire à Gbagbo pour l'enterrement de sa mère: Les raisons!

Côte d'Ivoire/Politique- Bensouda refuse la liberté provisoire à Gbagbo pour l'enterrement de sa mère: Les raisons!

Gado Marguerite, la mère de l'ex chef d'Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, a été récemment emportée par la mort alors qu'elle venait tout juste de rentrer définitivement de son exil de trois (3) ans. Loin de son fils détenu à la Haye, les tractations pour organiser l'inhumation de la "vieille" ne se sont pas faites aisément. La question sur toutes les lèvres était l'équation de la présence du fils à l'enterrement de la mère; Et bien, la réponse, Le procureur de la CPI, Fatou Bensouda nous la donne...

Apparemment, on pourrait penser que le problème s'identifie dans le refus mais ce n'est pas le cas parce qu'en réalité le problème se trouverait plûtot, selon la juge, dans les raisons de son refus.

La juge intervient pour dire que la Coordination des actions pour la libération du président Gbagbo, crée par le Front populaire ivoirien (FPI) parti du détenu, constitue un véritable danger pour le retour de Gbagbo à la Haye.

En outre, elle a appris que lors d'une réunion à Mama, village de Laurent Gbagbo, plus de 40 sécrétaires généraux ont voté et insisté pour sa candidature non seulement au prochain congrès du parti mais en plus comme candidat à l'élection présidentielle d'Octobre 2015.

De plus, Fatou Bensouda invoque le fait que le FPI a publiquement et politiquement plaidé pour la libération du détenu le plus médiatisé de la Haye; Et qu'une telle influence politique ne saurait motiver qui que ce soit à donner la permission à celui-ci.

Fatou Bensouda s'est aussi prononcé sur les tensions qui sévissent actuellement  au sein même du parti en remarquant que: " Dans sa dernière communication, l'accusation a constaté que le FPI n'a pas coupé les liens avec M.Laurent Gbagbo. L'accusation a récemment observé la couverture par la presse de luttes intestines au sein du FPI entre les "caciques" et ceux qui sont pour une participation au processus politique et à la réconciliation...."

Le premier procureur de nationalité africaine de la CPI et l'accusation soutiennent qu'en vertu de l'article 58 (1) (b) (i) et (ii) du staut de Rome: "le maintien de la détention est nécessaire".

Rappelons que les juges de la Cour Pénale Internationale se prononceront sur la question du maintien en détention de l'ex chef d'Etat ivoirien, M. Laurent Gbagbo, le Mardi 04 Novembre prochain. 

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