Politique

Côte d'Ivoire/Politique- Bédié juge la gestion de Ouattara: Ce qu'il dit!

Côte d'Ivoire/Politique- Bédié juge la gestion de Ouattara: Ce qu'il dit!

Un peu moins d'un an avant les élections présidentielles, Henri Konan Bédié fait une rétrospection sur la gestion du président Alassane Ouattara venu au pouvoir le 11 Avril 2011. 

Le président du Pdci-Rda a annoncé la tenue d’un congrès extraordinaire en février 2015, pour réfléchir sur les résolutions du 12ème congrès et l’Appel de Daoukro.

Face aux militants, il a invité les uns et les autres à entretenir la flamme de la paix et de la cohésion au sein de la famille Pdci. Pour HKB, l’heure n’est pas à la panique et au découragement. Il demande aux militants de se tenir toujours prêts, en s’impliquant dans la vie du parti, comme indiqué lors du dernier congrès. « A l’issue du XIIème Congrès, nous avons tous opté pour la mise en place d’un parti moderne et nous nous sommes donné, à cet effet, les moyens d’y parvenir.

Ainsi, pour la première fois, nous avons créé une direction administrative et technique, gérée par un Directeur général et une direction conceptuelle, gérée par le Secrétariat exécutif… Nous devons éviter de retomber dans les travers de la gestion précédente.

L’expérience nouvelle que nous tentons doit réussir si nous voulons atteindre les objectifs de modernisation que nous nous sommes fixés et je veux sentir la présence et l’action de tous autour des programmes retenus », interpelle HKB. Puis de justifier l’Appel de Daoukro. «Le 17 septembre 2014, j’ai lancé, à l’occasion de la visite d’Etat que le président de la République effectuait dans la région de l’Iffou ce qu’il est convenu d’appeler « l’Appel de Daoukro».

Je me suis largement expliqué», rappelle-t-il. Pour le Sphinx de Daoukro, il n’y a rien qui puisse l’empêcher de demander aux militants de soutenir Alassane Ouattara. «La gestion du pouvoir par le Président Alassane Ouattara donne globalement satisfaction aux partis membres de l’Alliance.

En effet, la paix étant revenue dans le pays, le président Alassane Ouattara et son gouvernement se sont mis à la tâche, à la grande satisfaction de tous.

Nous ne pouvons ne pas reconnaître le travail accompli au cours de ce mandat qui s’achève et même qu’il lui a permis de réaliser la plupart des douze chantiers de l’Eléphant d’Afrique que le coup d’Etat de 1999 nous a empêché de mettre à exécution.

Des ponts sont construits à travers le pays, des routes sont annoncées ou réalisées, des adductions d’eau sont en cours, de même que l’assainissement de nombreuses villes etc. Bref, en un mot comme en mille, le pays est en chantier», souligne-t-il. Bien avant, justifiant l’absence de candidature du Pdci aux élections prochaines, il fait remarquer: « Le XIIème Congrès de notre parti a pris la résolution, non seulement de présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2015, mais un candidat qui soit un militant actif de notre parti.

Mais la politique est la saine appréciation des réalités du moment. Elle consiste en un mouvement continuel de « va-et-vient » suivant les circonstances et les nécessités auxquelles il faut s’adapter ».

Conscient des objectifs d’un parti politique, qui sont de conquérir et d’exercer le pouvoir d’Etat, conscient aussi des forces et faiblesses (…), il a suggéré aux structures du parti de voir dans quelle mesure elles pourront soutenir le président Ouattara pour un second mandat, dans le cadre de l’alliance politique qu’ils ont créée et qui est le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix.

«Cette disposition consistait à soutenir le candidat le mieux placé dans la course pour porter le drapeau de cette plateforme. C’est ce que nous avons fait, en demandant aux militants de soutenir le président Alassane Ouattara au second tour », a-t-il coupé court le débat.

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