Politique

Burkina: L’ex-parti au pouvoir condamne les agressions contre ses dirigeants

Burkina: L’ex-parti au pouvoir condamne les agressions contre ses dirigeants

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex-parti au pouvoir au Burkina Faso), s’insurge contre les multiples agressions à l’endroit de ses dirigeants, a-t-on appris lundi, à l’issue d’une réunion de la commission ad hoc du parti.

«Au cours des dernières semaines, nous avons assisté à la recrudescence assez troublante d’attaques et de menaces variées contre les domiciles de membres de la direction  du CDP ou de leurs proches», a relevé Léonce Koné, président de la commission ad hoc du CDP, dans sa déclaration liminaire dimanche, à l’ouverture de la rencontre.

M. Koné a évoqué «l’intrusion d’hommes de main dissimulés derrière des cagoules qui sont entrés au domicile de la mère du camarade Eddie Komboïgo, brutalisant cette dame d’un certain âge et blessant l’un de ses fils».

Il a également cité l’attaque du domicile de Achille Tapsoba, président par intérim du CDP et du domicile «d’un ancien ministre où un projectile aurait été lancé violemment contre la fenêtre d’une chambre, au risque de blesser les occupants». 

Et d’expliquer que lui-même n’a pas été épargné. «A un moment où j’étais absent de mon domicile, les vigiles ont signalé avoir subi, deux nuits de suite, des tentatives d’agressions», a confié Léonce Koné.

En concluant sa déclaration liminaire, M. Koné a invité les militants du CDP à ne pas céder à l’intimidation. Il les a plutôt encouragés à «poursuivre résolument l’œuvre de redressement du parti (…) en restant sereins et vigilants».

Le Congrès pour la  démocratie et le progrès (CDP), parti de l’ancien président Blaise  Compaoré, traverse des moments difficiles depuis la chute de celui-ci, suite à l’insurrection populaire de fin octobre 2014.

La commission ad hoc, chargée de la réorganisation et de la relance du parti, a été mise en place courant fin mars 2017. 

La réunion de ce dimanche, selon Léonce Koné, avait pour but de faire le bilan à mi-parcours de ladite commission, trois mois après sa création, et «d’imprimer une nouvelle dynamique à son action». 

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