Politique

Brésil : retranché, Lula négocie les conditions de son arrestation

Brésil : retranché, Lula négocie les conditions de son arrestation

L'ex-président brésilien Lula s'est retranché toute la nuit au siège d'un syndicat entouré de milliers de partisans fervents.

L'ex-président brésilien Lula pourrait dès samedi 7 avril se retrouver dans une cellule de 12 mètres carrés, commençant à purger une lourde peine de prison pour corruption, après une nuit passée retranché parmi ses fervents partisans près de Sao Paulo.

Les avocats de Luiz Inacio da Silva ont négocié vendredi avec les autorités les conditions de l'arrestation du grand favori de l'élection présidentielle d'octobre. Celui-ci ne s'est pas rendu à la police fédérale de Curitiba (sud), comme le lui avait demandé la justice.

Les autorités brésiliennes sont visiblement soucieuses que l'incarcération de celui qui fut deux fois président (2003-2010) et qui avait quitté le pouvoir sur un taux de popularité record se fasse à la fois sans violence et le plus dignement possible.

Lula devait assister samedi à 09h30 (14h30 en France) à une messe en hommage de son épouse défunte l'an dernier.

 

"L'idée est d'éviter que le juge ordonne son arrestation"

Condamné à 12 ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment, Lula, âgé de 72 ans, aurait manifesté l'intention de se présenter aux autorités à l'issue de cet office catholique, selon le site du journal Estado de Sao Paulo.

Mais il pourrait tout aussi bien jouer la montre en essayant de gagner quelques jours, dans l'espoir que sa défense obtienne satisfaction après un énième recours, selon certains observateurs de ce psychodrame national.

"Une discussion est en cours entre la police et les avocats de l'ex-président. L'idée est d'éviter que le juge ordonne son arrestation, ce qui compliquerait la situation. Rien n'est joué pour l'instant", avait déclaré à l'AFP vendredi un député du Parti des Travailleurs (PT), Carlos Zarattini.

S'il est arrêté dès samedi, Lula se retrouvera derrière les barreaux d'une cellule de 12 mètres carrés avec toilettes et douche privatives, au siège de la Police fédérale de Curitiba, à priori avant un transfèrement.

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