Politique

Audiences publiques de la CDVR: Les organisations de la société civile donnent leur avis et font des recommandations

Audiences publiques de la CDVR: Les organisations de la société civile donnent leur avis et font des recommandations

Les organisations de la société civile ivoirienne ont fait une déclaration dont copie nous été parvenue, ce lundi. cette déclaration dont nous vous proposons l'intégralité est relative aux audiences publiques organisées par la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR).

I- Les faits

Les organisations de la société civile à savoir la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO), le Club Union Africaine (Club UA), la Coalition de la société civile pour la paix et le développement démocratique en Côte d’Ivoire (COSOPCI), le Forum de la société civile de l’Afrique de l’Ouest – Côte d’Ivoire (FOSCAO CI ), le Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains (RAIDH CI), la Coordination des Femmes pour les élections et la reconstruction post crise (COFEMCI REPC) ont été invitées par la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) à participer et surtout à observer les audiences publiques en faveur des victimes notamment des cas emblématiques et des bourreaux des  crises survenues de 1990 à 2011 en Côte d'Ivoire.

Ainsi, en sa qualité d’observateur, les organisations de la société civile susmentionnées ont suivi le déroulement des auditions publiques du 06 au 30 septembre 2014 à Abidjan. Ces trois semaines d'auditions représentent plus de dix années de chronique meurtrière racontée par l’ensemble des victimes, quel que soit leur   bord politique, leur appartenance religieuse et communautaire. Ces organisations se réjouissent du sérieux et surtout de la méthode scientifique utilisée pour permettre à quatre vingt (80) personnes de témoigner devant la CDVR à titre d’exemple.
 

II-Analyse

Ces organisations de la  société civile constatent tout le sérieux avec lequel ces audiences se sont tenues et la prise en compte de toutes les victimes quelque soit leur camp. C’est pourquoi elles félicitent la CDVR pour la tenue de ces audiences publiques qui ont permis aussi bien aux victimes qu’aux bourreaux de s’exprimer librement puis demander et accorder le pardon pour une Côte d’Ivoire nouvelle. Cependant, elles regrettent le fait que les medias nationaux n’aient pas couvert et diffusé les auditions.

 

III-Recommandations

Au regard de ce qui précède, ces organisations de la société civile formulent les recommandations suivantes :

  Au gouvernement ivoirien

- prendre toutes dispositions pour diffuser dans les médias d’Etat (Télévision publique, Radio publique, Journal publique) les enregistrements de ces audiences publiques;

- Indemniser les victimes pour leur permettre de reconstituer socialement.

  A la CDVR

- Poursuivre ses efforts en vue de la réconciliation effective et totale de tous les ivoiriens ;

- Prolonger les auditions publiques de sorte à donner l’occasion aux autres cas emblématiques de s’exprimer publiquement afin d’être apaisés ;

- Veiller à l’indemnisation effective des victimes identifiées lors des enquêtes et auditions et tout autre.

  A la communauté internationale (Système des Nations Unies, UE, Missions diplomatiques, Union Africaine, CEDEAO, etc.)

- accompagnement et soutenir la Côte d’ivoire dans le processus de réconciliation nationale.

 

Fait à Abidjan, le 07 Octobre 2014.


Pour les organisations de la société civile :

  • LIDHO : Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme
  • Club UA : Club Union Africaine
  • COSOPCI (Coalition de la société civile pour la paix et le développement démocratique en Côte d’Ivoire)
  • FOSCAO CI  (Forum de la société civile de l’Afrique de l’Ouest – Côte d’Ivoire)
  • RAIDH CI (Regroupement des acteurs ivoiriens des droits humains)
  • COFEMCI REPC (Coordination des Femmes pour les élections et la reconstruction post crise)
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