Société

En avant vers l’industrie de la mode made in Côte d’Ivoire !

En avant vers l’industrie de la mode made in Côte d’Ivoire !

Jeudi 17 août 2017, une date à marquer d’une pierre blanche. Elle ouvre une nouvelle ère pour la mode ivoirienne. Désormais, il faudra parler d’industrie. C’est en tout cas la mission que s’est assigné Angama Calixte, l’attaché culturel de l’Ambassade de Côte d’Ivoire en Afrique du Sud. Pour y parvenir il s’est entouré des créateurs ivoiriens mais aussi de l’équipe qui pilote de main de maître depuis plus de vingt ans la Fashion Week sud-africaine (SAFW), un événement majeur du continent.

 

 

Rendez-vous a été donné ce jeudi à la presse, aux acteurs du secteur de la mode et du textile made in Côte d’Ivoire, dans les locaux de l’ONG Yéhé de la styliste aux multiples distinctions Miss Zahui.

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Au menu de la rencontre, le bilan de la mission d’une semaine en terre ivoirienne de la délégation sud-africaine conduite par Lucilla Booyzen. Il a également été question des perspectives afin de parvenir à une véritable industrie de la mode ivoirienne.

 

« Nous voulons bâtir une industrie de la mode en Côte d’Ivoire »

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Partageant sa vision avec l’assemblée, Angama Calixte a révélé qu’un programme a été élaboré afin de conduire le projet à bonne destination. Un projet qui a d’ailleurs déjà reçu l’adhésion du ministre de la culture Maurice Bandaman. Ce programme prévoit des sessions de formation, de renforcement de capacités des créateurs, en marketing de la mode, en communication... L’objectif final est de déboucher, dans tout au plus trois ans, sur une Fashion Week ivoirienne. Avec la possibilité pour les créateurs d’ici d’exporter et même de vendre en grandes quantités (par milliers) leurs œuvres sur le marché sud-africain et même mondial. Et vice versa.

Aussi l’attaché culturel de l’Ambassade ivoirienne en Afrique du Sud, qui avait à ses côtés Fieni Kouamé, représentant l’Ambassadeur, a expliqué que « l’Etat de Côte d’Ivoire a pour ambition d’établir une collaboration fructueuse avec l’Afrique du Sud qui s’étend à la culture dans son ensemble ». La mode n’est donc que la première étape.

 

Pour Lucilla Booyzen, fondatrice et directrice générale de la Fashion Week sud-africaine (SAFW), conduisant une délégation forte de trois membres, la Côte d’Ivoire est véritable vivier de talents en matière de stylisme, de mode. « Nous avons été éblouis, j’ai vu d’infinies possibilités en Côte d’Ivoire », a-t-elle assuré. Non sans marquer son envie de voir émerger dans un futur proche une industrie de la mode ivoirienne forte et compétitive. Ce qui relèverait presque du jeu d’enfant.

« Tous autant que nous sommes, nous avons en commun que nous nous habillons. Si chaque Ivoirien achète un vêtement chez un designer ivoirien, l’industrie va grandir et finir par devenir pourvoyeuse d’emplois », a expliqué Lucilla Booyzen.

 

L’expérience sud-africaine

Initiatrice et à la tête de la SAFW depuis plus de 20 ans, elle a également fortement œuvré à la mise sur pied de l’industrie de la mode en Afrique du Sud. Une industrie qui compte aujourd’hui parmi les plus compétitives au monde.

Un succès qui repose sur des piliers comme la réputation (qui inclue la qualité des œuvres et du design ainsi que le respect des délais), l’innovation, la formation, le développement digital, et l’investissement.

En Afrique du Sud, des circuits sont également créés pour permettre aux designers d’écouler leurs produits : les Pop Up Shops, des boutiques éphémères. Elles sont installées dans des centres commerciaux. Ces boutiques mettent directement les créateurs en relation avec les consommateurs et les grandes. Ce qui s’avère plutôt lucratif. 

Aussi pour assurer la relève, des compétitions de jeunes créateurs sont organisées pendant la SAFW.  Les meilleurs participent en tant qu’apprenant à la Fashion Week de Berlin (une référence mondiale). En se frottant au top de la mode de la planète, ils finissent par se hisser au même niveau.

 

La rencontre de ce 17 août a été rehaussée par la présentation de modèles des “Eléphants stylistes’’ qui ont dignement représentés le pays à la dernière édition de la SAFW. Momo Che, l’une d’entre eux a d’ailleurs raflé le premier prix.

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