Politique

A l’ONU, Emmanuel Macron défend une vision du monde aux antipodes de celle de Donald Trump

A l’ONU, Emmanuel Macron défend une vision du monde aux antipodes de celle de Donald Trump

Le président français a notamment rappelé son opposition à l’option militaire en Corée du Nord et a prévenu que dénoncer l’accord sur le nucléaire iranien serait une « lourde erreur ».

Ce discours, Emmanuel Macron, plus encore qu’à son habitude, l’a travaillé et retravaillé, jusqu’au dernier moment. C’était sa première intervention à une Assemblée générale de l’Organisation des nations unies, et donc un moment fondateur de sa présidence. A Athènes, face à l’Acropole, il avait exposé, au début de septembre, sa vision de la démocratie et de l’Europe. Là, face aux représentants de cent quatre-vingt-treize pays, dont cent trente chefs d’Etat, réunis mardi 19 septembre, le président français a exposé, sur un ton lyrique et passionné, une vision du monde opposée en tout point à celle avancée deux heures plus tôt par Donald Trump.

Elle se fonde avant tout sur le multilatéralisme, la concertation entre les nations, le respect des accords — celui de Paris sur le climat ou celui de Vienne sur le nucléaire iranien —, sur la primauté de l’action diplomatique pour résoudre les crises, y compris les plus préoccupantes, comme celle créée par la course à l’arme atomique de la Corée du Nord. Emmanuel Macron se pose aussi comme la voix des sans voix, qu’il a énumérés dans une anaphore : Bana, la petite Syrienne d’Alep ; Ousman, le jeune Malien ; Kouamé, le migrant arrivé en Europe au péril de sa vie. Et tant d’autres.

 

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