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Bangui : l’insécurité empêche les prières et ruptures collectives du jeûne

Bangui : l’insécurité empêche les prières et ruptures collectives du jeûne

La plupart des fidèles musulmans résidant à Bangui, la capitale, observent le jeûne, en dépit de l’insécurité permanente qui rend difficile voire impossible certaines pratiques traditionnelles comme les prières collectives et les ruptures du jeûne entre amis et voisins.  

 

Hassan Anour, un fonctionnaire qui habite le Km5, le quartier musulman de Bangui, avoue faire le jeûne pour surtout ses effets bénéfiques au plan religieux, même si la situation tendue marquée par les violences communautaires à Bangui ne l’encourage pas dans ce sens.

Ces violences, déplore-t-il, font qu’au Km5 on manque  de légumes, de fruits et autres aliments dont ont besoin les jeûneurs au moment de la rupture.

« Ces aliments existent, mais les commerçantes chrétiennes refusent de venir au quartier Km5 pour les vendre aux musulmans de peur de se faire prendre par des assaillants », explique Hassan.

Les musulmans qui habitent les autres quartiers de la capitale ne connaissent pas ce manque de denrées. Toutefois, de peur d’être identifiés musulmans et d’en pâtir, ils ne peuvent se livrer à des prières collectives comme le font leurs coreligionnaires du KM5. Partant de là, ils se réfugient dans leur chambre pour prier.

Moussa Abdoulaye qui vit au quartier Ngaragba dans le 7ème arrondissement de Bangui où la mosquée a été vandalisée, regrette non seulement l’impossibilité pour les musulmans de prier en groupe, mais également de couper le jeûne entre voisins et amis.

A l’heure de la rupture il est seul au salon avec les siens pour un repas en famille, loin des festins d’antan où plusieurs familles coupaient ensemble le jeûne, en invitant même des voisins non musulmans

 

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